enfants

Le 11 janvier 2012 | Par

Albert

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Editeur de livres jeunesse, je reste curieux de tout, de toutes et de tous. J'aime creuser les questionnements et partager mes interrogations.

2011 était l’année internationale de la forêt, ce fut également l’année de l’indignation. Des milliers des gens un peu partout dans le monde sont descendus dans les rues pour clamer leur désaccord avec les inégalités. Des dictateurs sont tombés et d’autres sont bien mal en point. De quoi réviser nos classiques et actualiser l’histoire du chêne - ou bien était-ce un olivier ? - et du roseau.

La fin des fabulations ?

A plusieurs reprises des humains perçurent leurs échanges : Esope, Jean de La Fontaine ou plus près de nous : Jean Anouilh en 1962 et Les cowboys fringants en 2008.

Deux raisons de repenser à cette fable mettant en scène un arbre fort et solide et une graminée frêle mais souple.
Voici donc ce texte, lancé sur la toile à la fin décembre en hommage aux indignés qui partout sur la planète font entendre la voix des 99% de roseaux face aux 1% de chênes.

Le chêne un jour dit au roseau :
“Mon père est tombé, et me voici désormais
Plus fort et mieux armé que lui-même ne l’était ;
Je ne crains pas le vent, pas plus que les trombes d’eau.”
“Tout cela est fort bien” lui répondit l’arbuste
“Mais en ce temps où vous preniez de la hauteur,
Mille de mes frères m’ont rejoint,
Et si votre livrée vous donne cet air auguste,
Songez que c’est de nos morts que vient cet honneur ;
Cette pourriture à vos pieds fut le meilleur soin.”
Le vent se lève, les feuilles frémissent.
“Comptez sur moi, je garderai la tête haute”
Promit le chêne, à son supplice.
Les premières bourrasques lui donnent raison :
Seules deux petites branches cèdent,
Qui en tombant écrasent de frêles buissons.
“Nous sommes nombreux, mais de grâce faites attention.”
“De quoi vous plaignez-vous ? Je nourris votre sol,
Ne me dites pas que je commets là une faute ?”
Répond le géant froid et raide.
Le roseau accusé freine son indignation.
Le vent redouble, l’orage s’en mêle.
L’espace d’un instant, le chêne perd de sa superbe.
Mais très rapidement, il rassure le roseau :
“Ne vous en faites pas, tout va très bien, je suis so…”
Il ne peut terminer son mot, la cime dans l’herbe,
Totalement déraciné, chute mortelle.
Tout, autour, n’est plus qu’effroi et désolation
Des fleurs, et des roseaux écrasés par milliers
Mais dans un dernier souffle, le chêne dit au roseau :
“De grâce, s’il vous plaît, veuillez me pardonner
Souhaitons que mes enfants jamais ne montent si haut.”

Fred Marie Romain
30 décembre 2011
Publié sous licence creative commons 2.0 by nc

Certains 1% sont solidaires !

Ce texte entre également en résonance avec ces “enfants de” qui conscients de faire partie d’une minorité ultra-favorisée, se désolidarisent de leur histoire familiale pour soutenir celles et ceux qui demandent une plus juste répartition des richesses.

Un site – westandwiththe99percent.tumblr.com – regroupe ces ultra-privilégiés qui souhaitent s’investir pour faire changer les choses.

We stand with the 99 percent

Nous sommes des Lakesiders*
En tant que membres du 1% nous avons accès aux meilleures écoles que l’argent peut acheter.
Chacun devrait avoir accès à cette qualité d’enseignement
Nous croyons à la redistribution des richesses.
Taxez nous davantage !
Nous sommes aux côtés des 99%
Promotions ’95, ’98, 2002 et 2005

*élèves d’une école privée d’élites à Seattle

Dans la vidéo suivante (réalisée par Ian MacKenzie), également issue du mouvement 99% Occupy Wall Street, l’auteur Charles Eisenstein explique qu’une bonne partie des 1% sont eux-mêmes piégés par ce système qui s’est emballé :

 

Pour voir la vidéo avec un sous-titrage en français, cliquez ici.

Pouvons-nous imaginer que chêne et roseau puissent se comprendre et vivre paisiblement ? Que cesse enfin cette querelle ouverte par Esope il y a plus de 2500 ans ?

Peut-être (sans doute ?) nous faudra-t-il encore bien des tatonnements avant de trouver la belle équation du vivre ensemble qu’appellent de leurs voeux Les Cowboys Fringant dans leur revisitation du chêne et du roseau :


Chêne et roseau des Cowboys Fringants par rhodio87

++ Pour aller plus loin ++

aller sur Ecolo Info lire cet article et plein d'autres

 

Rien de mieux qu’un conte pour cette période de fêtes de fin d’année. Nous avons donc choisi de remettre en avant une histoire proposée par David voilà plusieurs mois. Cette histoire, inspirée d’une lecture de André Comte-Sponville avait éveillé en lui des réflexions qui sont plus que jamais d’actualité aujourd’hui encore.

Histoire de l’enfant de Noël

« Tous les enfants sont différents, mais il y en a beaucoup dans nos pays riches, qui dès le début du mois de novembre, pour ne pas dire dès la fin du mois d’octobre, choisissent dans tel ou tel catalogue de vente par correspondance, ou à la vitrine de tel ou tel magasin, le jouet qu’ils vont demander pour Noël. Ils le désirent tellement, ce jouet leur manque tellement, qu’il est exclu qu’ils soient heureux un instant d’ici Noël.

On est à la fin du mois d’octobre : le bonheur est différé pour deux mois. Par chance, les enfants oublient de temps en temps que ce jouet leur manque ; il leur arrive donc, parfois, d’être heureux par inadvertance. Mais dès qu’ils y pensent, ce n’est plus possible : il leur manque trop !

Ils se disent : ” Qu’est-ce que je serais heureux si je l’avais, ou quand je l’aurai !

Or ils ne l’ont pas, et donc ils ne sont pas heureux. Ils sont séparés du bonheur par son attente.

Arrive le matin de Noël… Quand tout va bien, lorsque les parents ont pu acheter le cadeau, lorsque le papa arrive à le monter, quand la notice est intelligible, quand on a pensé à acheter les piles, etc., le matin de Noël fait partie des moments qui sont plutôt faciles à vivre. Quoique… Mais bon, disons qu’il y a pire et l’on ne va pas tarder à s’en rendre compte.

C’est qu’après le matin de Noël, inévitablement, il y a l’après midi de Noël. Et là, quelque chose commence obscurément à se corrompre, à s’assombrir, à se gâter… L’enfant devient un peu plus nerveux, grognon, bougon, comme mécontent.

Les parents s’énervent à leur tour : ” Qu’est-ce qu’il y a ? Tu n’es pas content ? Ce n’est pas ce que tu voulais ?

Le gamin répond : ” Si, c’est exactement ce que je voulais… ”

Alors quoi ?

Comme il n’a pas lu Platon, il ne peut pas vraiment vous répondre. Mais s’il l’avait lu, il vous dirait : ” Ce que je suis en train de comprendre, tu vois, c’est qu’il est très facile de désirer le jouet que l’on n’a pas, celui qui nous manque, et de se dire que l’on serait heureux si on l’avait… Mais qu’il est bien plus difficile de désirer le jouet qu’on a, celui qui ne manque plus !

Au fond, c’est ce qu’explique Platon : le désir est manque. Ce jouet que tu m’as donné ne me manque plus, puisque je l’ai, et donc je ne le désire plus… Comment serais-je heureux ? Je n’ai pas ce que je désire, mais simplement ce que je désirais… ”

Comme il n’a pas lu Platon et comme il est gentil, il se contente de jouer comme il peut, pour vous faire plaisir, il fait semblant d’être heureux…

L’après-midi se passe, puis le dîner…

Les enfants vont se coucher et, lorsque vous allez faire les câlins d’usage, le gamin vous demande : “ Dis, papa, c’est quand Noël ?

Le père est un peu désarçonné : ” Attends, tu me fais peur… Noël, c’était aujourd’hui !

Oui, je sais, répond le gamin, mais je veux dire… le Noël prochain ?

Extrait de “Le Bonheur, désespérément” de André Comte-Sponville

Sommes-nous des éternels insatisfaits ?

Je trouve cette histoire révélatrice de notre société d’aujourd’hui.

Ne ressemblons-nous pas à certains égards à cet enfant de Noël dans notre manière de consommer? Ne nous est-il pas arrivé comme cet enfant d’avoir eu ce sentiment de vide, une fois le désir réalisé et « consommé » ? Des “frustrés permanents”…

Sommes-nous restés des enfants en terme de consommation?

Consommateurs-enfants ?

Il y a quelques années de cela, lors d’une conférence en vente à distance, Anne-Sophie et moi posions la question à un professionnel de la vente à distance: « D’après ce que vous dites, il ne semble pas possible de vendre par correspondance autrement qu’avec un cadeau? Est-ce le cas? ».

Ce dernier nous répliquait qu’en France, le consommateur achetait avec du cadeau (de la réduc ou autres) mais qu’il connaissait d’autres pays où les consommateurs étaient plus « matures » et donc que l’impact d’un cadeau/d’une réduction n’avait aucune ou peu d’incidence sur les ventes.

Alors, en France, somme- nous des consommateurs-enfants? Ou des consommateurs « raisonnées »? Mes actes d’achat sont-ils guidés par mes pulsions du désir ou de la raison?

De l’insatisfaction à l’addiction, il n’y a qu’un pas

Parfois, pour certaines personnes, ce sentiment d’insatisfaction répété (et permanent à terme) se transforme en addiction: accros du shopping, qui ont besoin de renouveler leurs garde-robes sans cesse, les technophiles, qui se doivent d’avoir les dernières nouveautés technologiques, accros aux produits sucrés et salés, voire pour certains des accros du sexe, du tabac, de l’alcool, de la nourriture, à l’information voir même le travail.

On parle d’addiction quand on ne peut plus se passer d’un produit ou d’un comportement, malgré leur effet gravement délétère sur sa santé ou sa vie sociale.

Serions nous collectivement des accros à un mode de vie, “malgré les effets gravement délétères sur notre santé ou notre vie sociale … et notre environnement”.

Le matérialisme, fuite en avant?

Dans une étude de 2005 sur le matérialisme, la satisfaction et le bien-être, une association de psychologues américains évoque l’exemple d’un homme qui souhaitait désespérément acquérir une piscine afin de pouvoir améliorer sa relation avec sa fille de 13 ans…

Conclusion

Le bonheur consiste-t-il à faire tout ce qui nous fait plaisir ou plaisir aux autres (notamment plaisirs matériels) ?

La surconsommation, le matérialisme, une fuite en avant? Le symptôme d’une société malade? Cela pose la question centrale du bonheur. Quelle définition ai-je du bonheur? Qu’est ce que mon bonheur? Se résume t-il au « bonheur matériel » ? Est-ce que la richesse apporte du bonheur? L’éternelle question philosophique: l’argent fait-il le bonheur?

Voilà de quoi se lancer dans une quête personnelle, spirituelle et/ou philosophique?

Et vous, êtes-vous heureux? Votre bonheur, c’est quoi? Que vous inspire cette histoire de l’enfant de Noël?

Quelques citations sur le bonheur

“Il est bien vrai que nous devons penser au bonheur d’autrui ; mais on ne dit pas assez que ce que nous pouvons faire de mieux pour ceux qui nous aiment, c’est encore d’être heureux”. (Alain)

“Le plus grand secret pour le bonheur, c’est d’être bien avec soi”. (Bernard Fontenelle)

++ Pour aller plus loin ++


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J’ai assisté il y a une semaine à l’avant-première de “Tous au Larzac”. L’affiche me plaît, j’y vais avec enthousiasme. Une fois dans mon siège j’apprends que la base du film est un ensemble d’interviews des protagonistes du mouvement du Larzac des années 1970 et que cela va durer deux heures. Mmmm… je crains le pire. Mais non : ce film est excellent !

Une belle surprise

Pourtant, je n’avais rien à craindre du tout ! On rit, on a peur, on vit cette histoire incroyable de paysans qui se retrouvent embringués dans l’un des mouvements politiques les plus amples, les plus longs et les plus inventifs qu’il y ait eu en France ces dernières décennies.

Avant de voir ce film, j’étais complètement inculte sur le sujet. Pour moi, le Larzac c’était un mouvement bitnik de quelques néoruraux qui avaient décidé d’aller planter la ferme sur les hauts-plateaux pour vivre une autre vie que celle de la société de consommation. Quelle erreur !

Les premiers mouvements commencent en 1972. Les paysans du plateau du Larzac apprennent par le journal télévisé que le projet d’extension du camp militaire de leurs plateaux sur plusieurs milliers d’hectares. Au total, 107 familles d’agriculteurs sont touchées par le projet, menacées à terme d’être délogés de leur terre. Tous concernés, ils commencent à se rencontrer. Les autochtones ouvrent leur porte aux agriculteurs de la nouvelle génération venus s’installer sur ces terres en pleine déprise. Ils racontent leurs préjugés, leur évolution et l’action petit à petit qui se met en place. Pendant dix ans, ils combattront les décisions du gouvernement, les décisions du camp militaire, à coups de peinture et de pinceaux, de mots et de rassemblements.

D’ores et déjà Indignés

Un incroyable mouvement commence à se former, il s’étendra à la France entière, jusqu’à une marche sur Paris. Des centaines de kilomètres enfilés à pied, femmes et enfants compris et de villes en villages, la population partout les accueille. Ils sont aidés par les mouvements non violents, par les jeunesses maoïstes, par les  “hippies”, ou encore par les ouvriers qui subissent les premières délocalisations et à qui on retirent à eux-aussi leur outil de travail.

On ne cesse de rire quand ils racontent l’arrivée de tous ces gens qui viennent les aider et les soutenir “mais comment veux-tu qu’ils construisent une étable, ils ne savent même pas tenir une brouette” ou “comment ils vont travailler avec leurs cheveux longs ?“. C’est une histoire humaine incroyable, un combat avec les moyens du bord, un antidote au cynisme. Une joie pure. Et étonnamment, LE film à recommander pour ces fêtes de fin d’année !

Voilà quelques extraits pour vous donner envie, où l’on parle de miche, de ruche, d’autogestion, de solidarité :


TOUS AU LARZAC : EXTRAIT 1 HD par baryla


TOUS AU LARZAC : EXTRAIT 2 HD par baryla


TOUS AU LARZAC : EXTRAIT 3 HD par baryla

Pour aller plus loin

++ Tous au Larzac, de Christian Rouaud à lire dans Le Monde

++ Avant les Indignés, il y a les inusables du Larzac à lire sur Ouest France


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Les conséquences de l’accident nucléaire de Fukushima sur la population commencent à montrer leur étendue. Pneumonies, leucémies ou problèmes hormonaux semblent se multiplier chez les deux millions d’habitants de la région. Les enfants sont en première ligne, alors que les terres, les eaux et certains aliments sont fortement contaminés. De son côté, Tepco, l’exploitant de la centrale, sombre dans le cynisme : les éléments radioactifs qui se sont échappés des réacteurs ne lui appartiennent plus…

« La santé de nos enfants est maintenant en danger. Nous constatons des symptômes tels que thyroïdes enflées, saignements de nez, diarrhées, toux, asthme,... » C’est l’appel lancé par un groupe de femmes de la région de Fukushima. Depuis mars, ils sont de plus en plus nombreux à se mobiliser pour alerter sur les dangers sanitaires de la radioactivité, dans la zone concernée par la catastrophe nucléaire, comme ailleurs dans le Japon. Des graphiques mis en ligne par Centre de surveillance des maladies infectieuses font apparaître d’inquiétants pics pour certaines maladies au Japon, comme les pneumonies, ou les conjonctivites aiguës hémorragiques.

Des écoliers plus irradiés que les travailleurs du nucléaire

Des prélèvements d’urine effectués par un laboratoire indépendant français (l’Acro, agréé par l’Autorité de sûreté du nucléaire), auprès d’une vingtaine d’enfants de la région de Fukushima ont montré que 100% d’entre eux sont contaminés par du Césium radioactif. Dans cette région, un enfant examiné sur 13 aurait des problèmes hormonaux et un dysfonctionnement de la thyroïde, selon une étude japonaise. Face à l’angoisse des parents, la préfecture de Fukushima a lancé en octobre une grande étude médicale auprès de 360.000 enfants.

Les habitants de la région de Fukushima restent soumis à un important taux de radiation. En avril, le gouvernement japonais a relevé la norme de radioprotection de la préfecture de Fukushima de 1 millisievert/an à 20 millisieverts/an. Ce taux est le seuil maximal d’irradiation en France pour les travailleurs du nucléaire. Alors que la sensibilité des enfants aux radiations est plus importante que celle des adultes, le ministère de l’Éducation considère pourtant comme « sans danger » les écoles où le taux de radiation approche les 20 millisieverts/an. 20 % des écoles de la préfecture de Fukushima dépasseraient ce taux. Dans ces établissements, les activités de plein air sont limitées : les enfants ne sont pas autorisés à rester plus d’une heure dans les cours de récréation et les parcs, ni à jouer dans les bacs à sable. Parallèlement, du césium a même été détecté dans du lait en poudre destiné aux enfants.

Les autorités confirment la vente de riz contaminé

Cette situation est « extrêmement dangereuse », s’indigne le réseau Sortir du nucléaire, qui rappelle qu’« aucune dose de radioactivité n’est inoffensive » : « Les normes d’exposition ne correspondent en aucun cas à des seuils d’innocuité scientifiquement fondés ; elles définissent seulement des niveaux de « risque admissible ». Dans la ville de Fukushima, située à 60 km de la centrale, la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité) a mesuré en juillet une contamination de 370 000 Bq/kg de la terre prélevée sous les balançoires d’une école primaire. Une radioactivité énorme. « Ce sol est devenu un déchet radioactif qui devrait être stocké dans les meilleurs délais sur un site approprié, » déclarait alors l’organisation.

 

Source : The Asahi Shimbun


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L’éducation est un enjeu central, un enfant ne sachant pas lire, écrire et penser par lui-même est une chance en moins pour la société d’évoluer vers plus de liberté...

Yalla ! Mobilisons-nous, aidons les enfants à devenir des hommes libres.

Ici comme là-bas, ce message est plus que jamais d’actualité et l'association Asmae-Soeur Emmanuelle* est bien déterminée pour faire progresser l’éducation des enfants. Le web-documentaire "Les enfants de Mahaba, la Révolution des enfants du Caire" en est la preuve.

Égypte, octobre 2011. Juste avant les nouveaux évènements de la place Tahrir, les élections législatives approchent...

Devant cette nouvelle page qui s’ouvre, à Ezbeth-el-Nakhl au cœur de l’un des quartiers des Chiffonniers de la banlieue du Caire... Témoignages d'espoirs d'enfants et d'adolescents de l’école Mahaba :

- Abdel-Messih, 9 ans footballeur, rêve de porter les couleurs de l’Égypte,
- Georges, son rêve ? Devenir ingénieur pour illuminer l’Égypte,
- Marina, son rêve ? Devenir chirurgienne,
- ou Nermine, 15 ans, qui rêve d’être la première femme Présidente de l’Égypte...


Comme eux, ils sont plus de 2600 écoliers (des enfants de toutes origines) à envisager un avenir plus souriant... L’Égypte de demain se construira avec ses enfants y compris les plus pauvres.

Les enfants de Mahaba, la Révolution des enfants du Caire, web-documentaire by Asmae


*Depuis 30 ans, l'association Asmae-Soeur Emmanuelle aide les enfants défavorisés à construire leur propre voie vers l’autonomie. Asmae est présente sur 3 continents, dans 9 pays (Burkina Faso, Egypte, Inde, Liban, Madagascar, Mali, Philippines, Soudan et en France).

Produit par l'association Asmae et réalisé par le photographe Mat Jacob du collectif Tendances Floues, ce web-documentaire (www.lesenfantsdemahaba.com) est un moment de grande proximité, de partage, d'échange et de communication avec la jeunesse Égyptienne... Il prend le contrepied des campagnes traditionnelles qui délivrent souvent des messages pessimistes sur un ton dramatique.

Espérons qu’il fera écho, le webdoc "A l'abri de rien" de la Fondation Abbé Pierre a bien remporté le Grand Prix Stratégies de la Communication éditoriale 2011.

C'est mon dernier mot... A vous d'apprécier, point d'interrogation !

Que pensez-vous du webdoc: Les enfants de Mahaba, la Révolution des enfants du Caire (by Asmae)

Bon, original, pertinent, efficace, créatif, innovant ou mauvais ?

Une réaction, un avis, une idée ? Votez, commentez et proposez des améliorations !

Aidez, Donnez votre avis*: Pour chaque affirmation suivante, dites-nous si elle s'applique à ce webdoc ?


*Blog-associations.com sonde (en permanence) ses lecteurs sur les quêtes du moment, d'hier et de demain... Nos sondages alternatifs n'ont pas (encore) de valeur scientifique, ils donnent une simple indication de l'opinion de nos lecteurs. Contactez-nous, pour vous inscrire sur notre panel blog-associations.
Merci encore de votre soutien.

Vous avez d'autres web-documentaires à proposer, laissez un commentaire ci-dessous ou contactez-nous.

Mis en ligne le : 05/12/2011 pour www.blog-associations.com

Merci pour l'info Damien

Think Before You Share

>>>>> Aller sur Association2.0

 

La protection des mineurs sur Internet est un sujet qui préoccupe la Commission européenne depuis plusieurs années. Ces derniers mois, Bruxelles a concentré ses efforts sur les réseaux sociaux, scrutant les mesures prises par les entreprises pour protéger les enfants connectés. La Commission a également publié des rapports sur le sujet et avancé un certain nombre de pistes pour augmenter la protection des jeunes.

L'Union européenne n'attend toutefois pas que seuls les sites communautaires fassent des efforts. Afin que les enfants puissent naviguer en ligne sans crainte, il est essentiel que tout le monde y mette du sien. La Commission européenne ne pouvait donc qu'applaudir l'initiative de vingt-huit entreprises internationales, qui ont fait savoir qu'elles allaient agir de façon concertée pour protéger les mineurs sur la toile.

"Cette nouvelle coalition devrait permettre aux enfants, mais aussi à leurs parents, de disposer d’outils de protection transparents et cohérents, grâce auxquels ils pourront tirer le meilleur parti possible du monde en ligne" a expliqué Neelie Kroes, la commissaire européenne chargée de la politique numérique au sein de la Commission.

"Les membres fondateurs de la coalition sont d’ores et déjà en pointe dans le domaine de la sécurité des enfants sur l'Internet. En conjuguant nos efforts, nous imposerons la cadence à l'ensemble du secteur et réunirons les conditions idéales pour donner aux enfants une autonomie maximale lorsqu'ils sont en ligne". Chacune des entreprises agira sur une base volontaire.

Parmi les entreprises au sein de cette coalition, nous retrouvons des réseaux sociaux (Facebook), des sites de vidéos (Dailymotion), des géants américains (Apple, Google, Microsoft), des constructeurs (Samsung, Nokia, LG Electronics, RIM), des fabricants de console (Nintendo) et de nombreux opérateurs (France Télécom, Deutsche Telekom, BT, Vodafone).

Selon les statistiques de la Commission européenne, les enfants utilisent Internet de plus en plus tôt. Dès sept ans, ils commencent à naviguer en ligne. Les 9-12 ans passent de plus en plus de temps à surfer depuis un appareil mobile (38 %), tandis qu'un peu plus d'un quart (26 %) passent par une console de jeux vidéo. En conséquence, cinq domaines d'action ont été déterminés

  • outils de signalement simples et solides : fonctionnalités placées en évidence et de façon reconnaissable sur tous les dispositifs afin qu’il soit possible de signaler efficacement des contenus et des contacts qui semblent préjudiciables aux enfants et de réagir avec la même efficacité;

  • paramètres de confidentialité adaptés à l’âge : fixer des paramètres qui tiennent compte des besoins des différents groupes d'âge (ces paramètres déterminent dans quelle mesure les informations concernant un utilisateur sont disponibles; par exemple si les coordonnées ou les photographies de l’utilisateur sont accessibles au grand public ou visibles par les personnes proches uniquement);

  • étendre l’utilisation des systèmes de classification en fonction du contenu : développer en matière de classification selon l'âge une approche qui soit reconnue comme valable par tous, pouvant être utilisée dans l’ensemble des secteurs et offrant aux parents des classes d’âges aisément compréhensibles;

  • accroître la disponibilité et l’utilisation du contrôle parental : promouvoir activement des outils conviviaux afin de faire en sorte qu’ils soient adoptés le plus largement possible;

  • retrait efficace de matériel pédopornographique : améliorer la coopération avec les services répressifs et les lignes téléphoniques d'urgence, prendre des mesures volontaristes pour retirer les matériels pédopornographique de l'internet.

 

 

ALLEZ SUR NUMERAMA

 

Photo : source

Un poison. Comment qualifier autrement les plombages dentaires qui, lorsqu’ils sont retirés de la bouche des patients, sont classés comme déchets dangereux par la Commission européenne… et interdits de poubelle. Les « plombs », ou amalgames dentaires, contiennent 50 % de mercure élémentaire associé à de l’argent ou de l’étain. Dans la bouche, ces amalgames libèrent du mercure en permanence sous forme de vapeurs, qui s’accumule dans le cerveau, les reins ou le foie. Les données relevées par l’association Non au mercure dentaire sont effrayantes : 17 à 18 tonnes de mercure seraient placées chaque année dans la bouche des Français. La liste des méfaits des amalgames est longue : neurotoxiques, génotoxiques, immunotoxiques, reprotoxiques, ou encore perturbateurs endocriniens.

L’enquête Menaces sur nos neurones fait état des nombreuses publications scientifiques appréhendant le rôle du mercure dans l’augmentation du risque de maladies neurodégénératives telles Alzheimer (voir notre entretien avec les auteurs). « Chaque amalgame supplémentaire augmente le risque de sclérose en plaques de 24 % d’après une étude de 2004 [1] », rappelle la scientifique Marie Grosman, coauteure de l’enquête.

Les enfants, particulièrement vulnérables aux effets du mercure

L’embryon, puis le fœtus et l’enfant sont particulièrement vulnérables aux effets du mercure. Dès le milieu des années 1990, des autopsies ont montré que plus la mère porte d’amalgames dentaires, plus le taux de mercure dans le cerveau du bébé est élevé  [2]. Or, la présence de mercure, même en faible quantité, perturbe le développement cérébral de l’enfant : dans une étude portant sur 329 couples mère-enfant new-yorkais, le QI moyen des enfants se révélait un peu inférieur à 100 pour une concentration de 7,7 µg/l de mercure dans le cordon ombilical. En revanche, les enfants qui avaient peu de mercure dans le sang ombilical (moins de 0,1 µg/l) bénéficiaient en moyenne de 15 points de QI supplémentaires  [3].

Au-delà de l’impact neurologique, une étude épidémiologique de juillet 2010 réalisée par une équipe norvégienne de l’Institut national des sciences de la santé environnementale met en évidence un risque quadruplé de fente palatine (« bec-de-lièvre ») chez les enfants dont la mère a reçu des amalgames dentaires en début de grossesse.

Dentistes : une profession à risques

Les fabricants d’amalgames édictent des fiches de sécurité envoyées aux dentistes particulièrement alarmantes. On peut y lire des « risques d’effets létaux aigus toxiques avec des symptômes d’intoxication par inhalation », une préparation « susceptible de s’accumuler dans le corps humain en cas d’absorption répétée », ou bien encore que « le mercure est reconnu comme causant des malformations du fœtus ou des troubles de la reproduction » [4].

Les dentistes et leurs assistants sont en première ligne dans l’exposition à l’utilisation des amalgames. Ils inhalent les vapeurs de mercure qui s’échappent lors des actes de pose, de retrait et de polissage des plombages. Ils souffrent ainsi davantage que la population d’éréthisme mercuriel  [5] – instabilité émotionnelle, pertes de mémoire, anxiété, dépression –, de troubles neurologiques – tremblements, troubles visuels, perte de dextérité –, de tumeurs cérébrales, d’infertilité… Une étude britannique a révélé que la profession compte même un des taux de suicide les plus élevés du Royaume-Uni  [6]. En France, pourtant, la reconnaissance de ces pathologies en maladies professionnelles est très difficile. Les assistants dentaires et les dentistes sont le plus souvent ignorants des risques encourus.

Cela fait maintenant un siècle et demi que les dentistes utilisent l’amalgame au mercure pour obturer les caries. « Auparavant, le seul moyen de soigner la carie était l’orification, la feuille d’or, rappelle Marie Grosman. L’amalgame a permis d’élargir considérablement la clientèle mais une flopée de troubles est apparue. Dès le début, des dentistes se sont opposés à l’amalgame mais la causalité était difficile à établir du fait des conséquences tardives. » En France, le mercure dentaire continue d’être utilisé dans 70 % des amalgames de molaire ou de prémolaire.

Des études sanitaires sous influence

Les dentistes appuient leur confiance sur un rapport de 2005 de l’Afssaps, agence sanitaire française chargée de faire le point sur l’éventuelle toxicité des amalgames dentaires entre 2003 et 2005. Parmi les dix experts nommés, trois avaient des liens d’intérêts avec un fabricant d’amalgame dentaire, selon trois organisations non-gouvernementales (Non au mercure dentaire, Réseau environnement santé, Association toxicologie-chimie). Les auteurs du rapport de l’Afssaps se seraient appuyés allègrement sur un rapport de 1997, abusivement appelé « rapport de l’OMS » (Organisation mondiale de la santé). Onze des treize personnes s’étant réunies au siège de l’OMS pour produire cette étude n’étaient ni des experts de l’OMS ni des spécialistes de la toxicité du mercure, mais des dentistes.

Photo : source

À la page 21 du rapport de l’Afssaps, on peut lire qu’il faudrait porter plus de 530 amalgames pour commencer à encourir un risque pour la santé. « Non seulement les auteurs s’appuient sur un rapport du lobby dentaire déguisé en rapport de l’OMS, mais en outre ils le recopient mal, puisqu’il s’agissait dans l’original de "530 surfaces d’amalgame", un amalgame ayant en moyenne 3 surfaces », dénoncent les ONG. Ce nombre exubérant est pourtant devenu le dogme de l’Afssaps et des autorités françaises.

Traiter l’intoxication au mercure par des antidépresseurs

Les ONG relèvent également des manquements de l’agence sanitaire, comme le classement sans suite de trois signalements d’effets secondaires liés au mercure dentaire. Le rapport de l’Afssaps estime que les symptômes décrits par les porteurs d‘amalgames ne sont pas attribuables au mercure mais reflètent des maladies somatiques non diagnostiquées ou des troubles psychiques. Dès lors, le protocole mis en place à partir de 2005 vise à orienter les patients vers un suivi psychiatrique et vers la prise de traitements antidépresseurs.

Les ONG pointent le rôle joué par Michel Goldberg, odontologiste et porte-voix pour l’Afssaps sur la question des amalgames dentaires. Dès 1996, dans la revue Le Chirurgien dentiste de France, il accuse une équipe de chercheurs canadiens d’appartenir à une « coalition d’illuminés, d’écologistes, de charlatans ». Leur étude démontrait le transfert du mercure vers le placenta d’une femme enceinte et son accumulation dans le cerveau et le foie du fœtus. Défenseur notoire de l’amalgame, Michel Goldberg invective en février 2008 (toujours dans cette revue) Ann Beate Tangen, une personnalité politique norvégienne, pour sa décision d’interdire l’amalgame dentaire dans son pays : « On devrait élever une statue à son effigie et à la bêtise triomphante », ironise t-il. Pourquoi s’en prendre seulement à la Norvège ? Entre 2008 et 2009, le Danemark et la Suède se sont également engagés dans l’interdiction du mercure dentaire.

L’Afrique refuse de devenir « la poubelle des pays riches »

Dès 1999, la Suède a contourné l’impossibilité d’interdire les amalgames dentaires en les déremboursant. Aujourd’hui, la Norvège demande à ce que la stratégie européenne s’intéresse enfin aux amalgames, qui constituent l’utilisation la plus importante de mercure dans les produits non soumis à restriction au sein de l’Europe. Bien que le groupe d’experts chargé de réfléchir à la révision de la stratégie communautaire sur le mercure préconise l’arrêt des amalgames en Europe, la France est le seul pays qui s’y est officiellement opposé.

« On assiste à un lobbying féroce de la profession dentaire sous l’égide de la Fédération dentaire internationale, très présent à l’OMS », souligne la scientifique Marie Grosman. Elle a encore pu le constater lors de la 3e session de négociation d’un traité sur le mercure, du 31 octobre au 4 novembre 2011, sous l’égide des Nations unies. Elle était présente au titre de vice-présidente pour l’Europe de l’Alliance mondiale pour une dentisterie sans mercure. À cette occasion, les représentants de la région Afrique ont réitéré leur refus de devenir « la poubelle des pays riches ». « L’Afrique réclame la fin de l’usage du mercure dentaire dans les 3 à 5 ans qui suivent la signature du traité, soit entre 2016 et 2018 », rapporte Marie Grosman. Une position ferme suivie par la région Asie-Pacifique et le Grolac (Amérique latine) pendant que les États-Unis et l’Australie demandent la disparition programmée des amalgames.

Des alternatives existent

L’Union européenne a en revanche adopté une position minimaliste, se déclarant « ouverte à des discussions sur la diminution de l’usage de l’amalgame ». Du côté de la Fédération dentaire internationale, « leur seule ligne de défense est désormais d’affirmer que les alternatives ne sont pas prêtes », relève Marie Grosman.

Ces alternatives existent pourtant. Les « restaurations atraumatiques » (ART), à base de verre ionomère (un mélange d’acrylique et de verre), ont fait leurs preuves dans au moins vingt pays, relève l’association Non au mercure dentaire. Elles sont considérées comme une « approche de traitement alternatif parfaite » par l’OMS. La résolution des Nations d’Afrique en faveur d’une dentisterie sans mercure fait valoir que ce traitement améliore l’accès aux soins dans les régions pauvres par son « faible coût », qu’il ne « nécessite pas d’électricité », et qu’il peut être « maîtrisé par des non-dentistes ».

Dans l’immédiat, « il est essentiel d’éviter la pose d’amalgames, des substituts existent », prévient Marie Grosman. Elle rappelle que des précautions scrupuleuses doivent être respectées lorsque le dentiste enlève des amalgames. Le Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF) a édicté une liste de recommandations à ce sujet. Du côté de l’Afssaps, le site internet mentionne avoir engagé depuis le 28 octobre dernier un travail de mise à jour des recommandations relatives aux amalgames dentaires émises en 2005. Le rapport de 2005 n’est, lui, plus accessible depuis le site de l’Afssaps. « Cette étude, incluant la question des alternatives à l’amalgame, fera l’objet de la publication d’une mise au point début 2012 », précise l’agence. Le dogme d’un mercure dentaire sans danger commence, semble-t-il, à se fissurer. Enfin.

Sophie Chapelle

Notes

[1] M. Bates et al., "Related Articles, Health Effects of Dental Amalgam Exposure : a Retrospective Cohort Study", International Journal of Epidemiology, vol. 33, 2004, p. 894-902.

[2] Gustav Drasch et al., "Mercury Burden of Human Fetal and Infant Tissues", European Journal Pediatrics, vol. 153, n° 8, mars 1994, p. 607-610.

[3] Sally Ann Lederman et al., "Relation Between Cord Blood Mercury Levels and Early Child Development in a World Trade Center Cohort", Environmental Health Prespectives, vol. 116, n° 8, août 2008, p. 1085-1091.

[4] D’après les fiches de sécurité de Septalloy et Securalloy – firme Septodont, leader mondial de la pharmacie dentaire – et de Dispersalloy® – firme Dentsply.

[5] Valérie Schach et al., Le Risque mercuriel dans les cabinets dentaires : histoire ancienne ou futur proche ?, rapport de l’INRS, 2003.

[6] Howard Meltzer et al., "Patterns of Suicide by Occupation in England and Wales : 2001-2005", The British Journal of Psychiatry, vol. 93, n° 1, juillet 2008, p. 73-76.


VU SUR BASTA!

 

La collection DOMAINE DU POSSIBLE

Le constat de la crise profonde que connaissent nos sociétés a été fait. Dérèglement écologique, exclusion sociale, exploitation sans limites des ressources naturelles, lutte acharnée et déshumanisante pour le profit, creusement des inégalités sont aujourd’hui dans les esprits de tout un chacun.

Or, partout dans le monde, des hommes et des femmes s’organisent autour d’initiatives originales et innovantes, en vue d’apporter des perspectives positives pour l’avenir. Des solutions existent, des alternatives voient le jour aux quatre coins de la planète, souvent à une petite échelle, mais toujours dans le but d’initier un véritable mouvement de transformation des sociétés.

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DOMAINE DU POSSIBLE, une coédition ACTES SUD / COLIBRIS

C’est de la volonté d’apporter un éclairage sur ces mises en oeuvre, qui ont déjà fait la preuve de leur efficacité, qu’est née l’idée de réaliser une série de livres regroupés sous le titre DOMAINE DU POSSIBLE. Elle a pour ambition de bâtir des ponts entre penseurs et hommes de terrain dans les domaines aussi variés que l’éducation, l’agriculture, l’architecture ou encore l’énergie, la consommation... La diversité des témoignages et expériences présentés a ainsi pour ambition de constituer un panel d’outils pratiques, que chacun pourrait compiler et utiliser en fonction de ses attentes, besoins et moyens.

L’étendue des champs thématiques et la pluralité des approches méthodologiques caractérisent toutes ces publications qui gravitent autour d’un ensemble de valeurs fondamentales, parmi lesquelles le respect de l’homme et de la nature, la recherche d’autonomie et de bien-être, la solidarité, l’équité, etc.

Face à des problématiques qui semblent à première vue indépassables, la démarche de cette collection est de construire le pont entre la pensée critique et l’action.

Les titres de la collection

Tous candidats, éloge du génie créateur de la société civile Tous candidats, éloge du génie créateur de la société civile.

Dans cet opuscule de 48 pages (au prix de 5 €), Pierre Rabhi expose les motivations profondes qui l’ont poussé, avec ses amis, collaborateurs et collaboratrices, à lancer cette campagne parallèle lors de l’échéance électorale française de 2012. Il ne s’agit en aucun cas d’entrer en politique politicienne mais de permettre à tous ceux qui, avec conscience, conviction et détermination, œuvrent concrètement pour un changement bénéfique de la société, d’être enfin entendus. Face aux événements planétaires générateurs de détresse et de violence, il affirme que le temps des consciences éclairées, déterminées, agissantes et tranquilles est venu. Pour en savoir plus sur la campagne Tous candidats soutenue notamment par Mélanie Laurent et Zaz consultez notre article en cliquant ici.

- Achetez l’ouvrage Eloge du génie créateur de la société civile en cliquant ici.

Manger local : s'approvisionner et produire ensemble Manger local : s’approvisionner et produire ensemble

Notre système alimentaire présente une grave faiblesse, trop souvent ignorée : la France, comme la plupart des nations du monde, a perdu sa souveraineté alimentaire. A partir des années 1950, la logique de l’agriculture intensive a conduit chaque zone géographique à se spécialiser dans quelques cultures et à importer le reste d’autres pays, parfois lointains. Il suffit que les transports soient interrompus quelques jours pour que les pays, au nord comme au sud, se retrouvent en situation de pénurie. Aujourd’hui où se dessine l’ère de l’après-pétrole, il apparaît donc nécessaire de retrouver la maîtrise de notre alimentation, en privilégiant les “circuits courts” et les producteurs locaux, ou en produisant soi-même légumes, fruits ou œufs. Cette relocalisation permet de savoir comment sont produits et transformés les aliments, mais aussi de renouer un dialogue avec les agriculteurs et de leur garantir un revenu à la hauteur de leur travail et de leur rôle nourricier. Pour en savoir plus, lire notre article consacré à cet ouvrage en cliquant ici.

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Du bon usage des arbres : un plaidoyer à l'attention des élus et des énarques Du bon usage des arbres : un plaidoyer à l’attention des élus et des énarques

A l’attention des élus et des collectivités publiques, un petit cours en 80 pages sur l’arbre, sa gestion, sa culture, son rôle dans la ville, afin qu’il ne soit pas menacé par l’incompétence, le souci de rentabilité, le principe de précaution, le mépris de tout ce qui vit, quand ce n’est pas tout cela à la fois. Un véritable plaidoyer pour l’arbre des rues et des parcs. Pour en savoir plus sur ce livre du botaniste Francis Hallé et découvrir notamment les 10 commandements pour les arbres cliquez ici.

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La ferme des enfants : une pédagogie de la bienveillance La ferme des enfants : une pédagogie de la bienveillance

En 1997, Sophie Rabhi, enceinte de son premier enfant -investie et portée par son rôle de mère en devenir- entreprend de fonder une petite école alternative, en même temps qu’elle reprend la ferme de ses parents, en Ardèche. Pour elle, l’école se doit d’être un lieu profondément respectueux de l’enfant, au service de son développement et à même de lui donner les outils nécessaires pour qu’il devienne un adulte critique, responsable, heureux et libre. Convaincue que la clé de la réussite de tout apprentissage se situe dans la création d’une relation d’amour et de confiance entre l’enseignant et l’enfant, elle fonde La Ferme des Enfants, afin de pouvoir mettre en pratique les enseignements et méthodes qu’elle ne retrouve pas dans le système éducatif conventionnel. Elle développe alors une pédagogie originale, à partir des analyses de M. Montessori, J. Krisnamurti, C. Freinet ou encore Alice Miller. Pédagogie qui évoluera et se singularisera au fil des douze années de travail, d’expérimentation et de mise en pratique à la Ferme des enfants. A travers cet ouvrage, Sophie Rabhi ne propose pas une méthode d’enseignement prête à l’emploi ou un modèle éducatif supplémentaire. Elle ouvre des perspectives en nous livrant son témoignage, en tant qu’enseignante, pédagogue, mère et citoyenne.

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...Et je ne suis jamais allé à l'école : histoire d'une enfance haureuse ...Et je ne suis jamais allé à l’école : histoire d’une enfance haureuse

Ce livre, qui raconte l’histoire d’une enfance heureuse, comble une lacune : jusqu’ici, personne ne savait ce qu’il advient d’un enfant qui, profondément enraciné dans notre société et sa modernité, grandit loin de toute scolarisation, sans stress, sans compétition, sans programme préétabli ni référence à une quelconque moyenne. Combler cette lacune permet de tordre le cou à certaines idées reçues. Grandir loin de l’école ne conduit pas fatalement à devenir un sauvage analphabète, asocial et incompétent ; les moyens d’accéder au savoir et à la réussite sont nombreux et inattendus ; et le cas d’André Stern n’est pas l’apanage d’une famille aisée.

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NOUVEAUTÉS 2011

C’est Pas Sorcier ! Cette nouvelle gamme comporte 3 jeux : Le corps humain, les cinq sens et l’environnement décryptés sous l’angle C’est Pas Sorcier. Voilà de quoi ravir les petits et grands curieux, passionnés de découvertes ! Selon le principe des jeux d’énigmes, vous disposerez de cinq indices pour deviner aussi vite que possible ce qui se cache derrière les cartes mises en jeu et remporter la partie. 2 à 6 joueurs à partir de 7 ans.

C'est pas sorcier ! Avec le jeu consacré au corps humain, au travers d’énigmes illustrées, vos enfants découvriront les fonctions essentielles de notre organisme en cinq catégories : Les parties du corps - Les muscles - Les os - La respiration - La digestion.... Avec le jeu consacré à l’environnement, vos enfants découvriront tout ce qui nous entoure : l’eau, l’air, le sol, la faune, la flore, les êtres humains et leurs activités, les différents écosystèmes... Enfin, dans le dernier jeu, les enfants pourront tester leurs connaissances sur nos 5 sens : l’ouïe, la vue, le toucher, le goût, l’odorat...

Les points forts :
- tout l’esprit de l’émission C’est Pas Sorcier.
- des jeux drôles et instructifs qui font appel à l’esprit de déduction et à la rapidité.
- format idéal pour la récré, les vacances, les transports...etc
- un jeu très éducatif qui plait à toute la famille

Acheter le jeu Défis Nature animaux carnivores chez notre partenaire Amazon.fr Autre nouveauté à découvrir cette année, la gamme Défis Nature s’enrichit d’un nouveau jeu consacrée aux insectes :

Dans l’univers les Insectes vous emmène à la rencontre des petites bêtes les plus surprenantes de notre planète. Au travers de cartes superbement illustrées, découvrez les particularités des espèces les plus répandues comme les plus menacées. Selon un principe proche du jeu de bataille, l’enfant choisit la caractéristique de son animal qui lui semble la plus forte (poids, taille, durée de vie…). L’animal le plus fort permet de remporter les cartes des autres joueurs. Mais attention aux espèces menacées qui permettent de retourner la situation en changeant la caractéristique demandée.

Acheter le jeu Défis Nature animaux marins chez notre partenaire Amazon.fr 2 à 6 joueurs.

Points forts :
- des commentaires très éducatifs et de superbes photos.
- une sensibilisation à la préservation de la biodiversité.
- des jeux collectionnables avec une seule règle simple et 6 univers à découvrir.

Série Nomade, des jeux de cartes à emporter partout !

Acheter le jeu Les 7 Familles de la Nature chez notre partenaire Amazon.fr Embarquez pour un tour du monde des animaux et des plantes qui peuplent notre planète ! En vacances, en voiture ou dans la cour de récré, ces jeux aussi amusants qu’instructifs vous suivront partout ! Un format pratique, qu’on emmène partout. Des illustrations drôles. Des explications scientifiques, amusantes et instructives. Prix moyen du jeu de 7 à 8 €.

Les plus de cette série : Un format pratique, qu’on emmène partout. Des illustrations drôles. Des explications scientifiques, amusantes et instructives.

Contenu : 42 grandes cartes illustrées - 1 règle du jeu - Durée du jeu : 20 mn - Prix moyen du jeu de 7 à 8 €.

Acheter le jeu Les Défis de la Nature chez notre partenaire Amazon.fr - Les 7 Familles de la Nature : Voyagez à travers les déserts, les montagnes, les forêts tropicales et les rivières, pour découvrir les étonnants êtres vivants qui les habitent. Reconstituez les plus belles collections, en répondant correctement aux questions.

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Acheter le jeu Les Enigmes de la Nature chez notre partenaire Amazon.fr - Les Enigmes de la Nature : Découvrez les plus surprenants êtres vivants qui nous entourent : serez-vous le premier à deviner quel animal ou végétal se cache derrière les différents indices ? Vous devrez être très rapide car le premier à récupérer une carte de chaque famille a gagné.

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Vivez des aventures en série

Partez à la recherche des indices laissés la mythique expédition Jonas disparue mystérieusement il y a 20 ans...

But du jeu : En explorateur avisé, soyez agile et perspicace pour réussir les épreuves auxquelles vous serez confrontés ! Au cours de votre périple, vous affronterez les dangers de la jungle, le froid de l’Antarctique et même… l’immensité de l’espace ! Chaque aventure est jouable indépendamment, mais le grand secret de l’expédition Jonas ne se révélera qu’après avoir relevé avec brio le défi des 3 jeux de la série.

Acheter le jeu Mission Jungle chez notre partenaire Amazon.fr Contenu : 1 plateau hexagonal illustré - 42 cartes Expédition - 39 cartes Défis - 6 cartes Super Expédition - 2 cartes Duel - 1 carte Zone Interdite - 2 dés spéciaux - 7 fanions - 1 enveloppe secrète - 1 règle du jeu - Prix moyen constaté : 14,50 €

Les plus du jeu : Un scénario original et une mécanique très ludique. Des mises en situation captivantes. Des jeux collectionnables avec extension sur internet. Des plateaux assemblables sur 1, 2 ou 3 univers.

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Opération Survie, sauras-tu triompher des situations les plus extrêmes ?

Acheter le jeu Opération Survie chez notre partenaire Amazon.fr Opération Survie est un jeu de stratégie et de découvertes, qui ravira les aventuriers en herbe comme les grands explorateurs. Et quelle que soit l’issue finale, suspense et fou rire sont garantis !

But du jeu : Votre avion s’est écrasé en terre inconnue, et il vous faut désormais survivre dans ce milieu hostile. Courage, ténacité et connaissance du terrain seront vos meilleurs alliés pour surmonter les nombreuses épreuves que la nature sauvage vous réserve et déjouer les ruses de vos partenaires d’infortune !

Contenu : 25 tuiles formant le plateau de jeu - 120 cartes question “Survie” (360 questions commentées) - 27 cartes “Défi” - 3 cartes “Objet” - 5 pions “Aventurier” - 1 feuillet “Créatures” - 1 règle de jeu - Durée d’une partie : 45 mn - Prix moyen du jeu constaté : entre 19 et 24,95 € selon les fournisseurs.

Les plus du jeu : Des centaines de gestes qui sauvent en condition de survie. Un scénario passionnant, propice à toutes les stratégies. Des défis aussi drôles que surprenants !

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Les autres jeux BIOVIVA

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- Cadeaux de noël : enfance et nature, les jeux pour les 3 à 6 ans
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Bioviva Editions labellisée "Made in Respect"

Dans sa démarche d’amélioration continue, Bioviva Editions a rejoint l’association “Made in Respect”. Démarche responsable, respect de l’environnement, savoir-faire, éthique économique… autant de critères correspondants à ceux attendus par l’association "Made in Respect" véhiculés depuis de nombreuses années par les Editions Bioviva. Militant pour un développement économique durable, l’association permet au consommateur, noyé sous le flot de marques usant du greenwashing, d’accéder à un mode de consommation plus fiable grâce au label « made in respect ». La démarche de labellisation est volontaire et permet de déterminer l’implication d’une entreprise dans une démarche développement durable. Les résultats obtenus par les Editions Bioviva sont excellents. L’entreprise reçoit les félicitations du jury pour son engagement en éco-conception et développement durable. Bioviva Editions se félicite aujourd’hui de correspondre aux critères lui permettant de faire partie des entreprises "made in respect" et de cette labellisation.


Bioviva, la nature en jeu Bioviva, une démarche écocitoyenne : Dans le fond comme dans la forme, les jeux des Editions Bioviva sont conçus pour favoriser la découverte des merveilles de la Nature et susciter l’envie de les préserver. Bioviva intégre par ailleurs les principes du Développement Durable à chaque étape de la vie d’un produit.

- CONCEPTION : Les jeux proposés par Bioviva remplissent plusieurs objectifs, tous fondés sur le respect et l’épanouissement de l’individu :
- valoriser les notions de partage et d’échange
- développer l’ouverture d’esprit et la curiosité
- présenter le monde vivant avec un regard neuf et vraiment original
- favoriser le respect de la Vie sous toutes ses formes.

Toujours présentées sous forme ludique, les informations contenues dans les jeux Bioviva n’en restent pas moins fiables. Chaque jeu est le fruit de plusieurs mois de recherches scientifiques et pédagogiques menées par une équipe de passionnés de l’environnement. Les créations Bioviva s’appuient sur des bases fondamentales de l’éducation comme le plaisir, l’autonomie ou la communication, pour permettre aux enfants d’être aussi bien dans leur tête que dans leurs baskets.

Jeux fabriqués en France - FABRICATION : En imposant une gestion durable des ressources, en privilégiant les matières naturelles, certifiées, recyclées et recyclables, en assurant une fabrication française éco-responsable, Bioviva Editions souhaite exercer pleinement sa responsabilité sociale et environnementale, tout en donnant du sens à son activité économique.


ALLER SUR CDURABLE

 

Difficile de passer à côté des indignés en ce moment, ou des manifestations anti-G20, des différents mouvements de révolte… Autant de signes d’un raz-le-bol global quant à la marche du monde, mais à bien y réfléchir, que voulons nous vraiment, dans le fond, maintenant ?

Certains accusent les marchés financiers, d’autres les politiques, le chômage, les injustices qui anéantissent nos sociétés… A écouter les différentes revendications, c’est bien l’ensemble du fonctionnement et de la conduite de nos sociétés qui sont en cause. Les indignés en appellent à d’autres modes de gouvernance et souhaitent, comme beaucoup d’écologistes depuis près de 40 ans, une révision radicale de notre système économique et de nos démocraties.

Dans ce contexte, une image a retenu mon attention, reprenant un slogan largement utilisé par les indignés : il s’agit de la photo suivante, prise par un étudiant pour Rue89, le 16 octobre dernier.

Le partage sauvera le monde

Pourquoi cette photo m’a-t-elle interpellée ? Parce qu’elle résume tout, ou presque, à mes yeux. Certains y verront une analyse très fleur bleue, limite hippy, de la solution à nos problèmes. Mais ils se trompent : les utopistes aujourd’hui, ce sont eux.

Les utopistes ne sont plus ceux que l’on croit

La revue Nature a révélé hier que le réchauffement ne pourrait plus désormais être limité à deux degrès Celsius. Partout dans le monde, des catastrophes naturelles ravagent des vies, le nombre de réfugiés climatiques s’accroît sans cesse, la biodiversité s’érode jour après jour, les forêts sont dévastées, les pollutions se multiplient, le prix des denrées alimentaires flambe, la pauvreté et la famine touchent une population de plus en plus nombreuse, etc. etc. La liste est longue, et pourtant, aujourd’hui, les marchés continuent à faire la loi.

Que lit-on dans Le Monde d’hier encore ? Que le plan de rigueur décidé par l’Elysée est destiné à rassurer les marchés et les agences de notation. Rassurer les marchés et les agences de notation. Ne faut-il pas être aveugle pour voir que notre système s’essouffle plus que jamais ? Qui sont-elles, ces agences de notation, pour décider de l’avenir de millions d’hommes et de femmes ? L’économie et la croissance font donc office de religion pour décider ainsi du bien commun de l’humanité ?

Le partage sauvera le monde

Le bien commun de l’humanité doit sérieusement être reconsidéré aujourd’hui. Encore faut-il que nous nous interrogions nous même sur ce que nous voulons vraiment. Une société plus conviviale, certes, plus partageuse, plus humaine. Mais comment distinguer l’intérêt général aujourd’hui défendu par nos gouvernants (et considéré comme la somme des intérêts individuels des citoyens) de la préservation du bien commun ? Si nous faisons voeux d’une société plus conviviale, comment allons nous nous assurer que sa décence retrouvée le sera pour tous, qu’il n’y aura plus de déchus ?

Certaines pistes émergent, avec le développement de l’économie du partage et de la consommation collaborative notamment. Profitant de l’effet de masse permis par les technologies mobiles, le mouvement est en train de prendre ses marques et l’option paraît bonne cette fois-ci (tant que la régulation ne pointe pas trop le bout de son nez pour défendre les acteurs traditionnels…) Des investisseurs misent sur le modèle, soutiennent des initiatives dont le modèle économique repose plus sur la gestion des besoins de l’être que de la satisfaction de l’avoir - préservant un peu, ainsi, l’esprit de partage propre aux enfants (cf. la vidéo suivante.)

 

La logique est belle, et bien en phase avec un autre motto écolo : “moins de biens, plus de liens“. Pour cela, nous devons progressivement changer de logiciel, avancer définitivement dans un autre paradigme, et être force de proposition dans cette envie de mieux-vivre.

Mais une chose m’intrigue, par curiosité : que vous soyez candidats pour 2012, indignés, résignés, engagés de tous bord, que proposez vous pour défendre le mieux vivre auquel nous aspirons tous ? Vous êtes déjà vraiment posé la question ? Comment préserver ces rêves et faire mûrir ces réflexes d’enfants pour que notre monde d’adulte le devienne vraiment ?


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