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Conscientes des enjeux d’un développement durable, les entreprises françaises semblent (enfin) prêtes à agir. Nouveaux marchés, confiance accrue des investisseurs, innovations… les managers perçoivent désormais de mieux en mieux les bénéfices concrets d’une démarche Développement Durable. Mais au-delà de la prise de conscience, comment passer à l’action ? Comment trouver des idées, des expériences ? Comment évaluer les opportunités pour son entreprise ? Comment identifier les bons partenaires ? Par où commencer ? Autant de questions qui ralentissent aujourd’hui la mise en place de solutions concrètes.

Pour aider à répondre à ces questions, SustainAtWork.fr propose un site web 2.0 pour se rencontrer, échanger et faire avancer le Développement Durable en entreprise.

sustainatwork

Tinkuy présente son nouveau site 2.0 : SustainAtWork.fr, une communauté professionnelle qui partage des solutions concrètes pour aider les entreprises à passer à l’action et réconcilier Développement Durable et performance.

Comment ça marche ?

Présentez vos outils éco-responsables Ouverte aux professionnels de tous horizons, SustainAtWork.fr permet d’interagir avec une communauté engagée dans le Développement Durable. Expériences, bonnes pratiques, prestataires, idées de sensibilisation : les membres consultent, proposent et votent pour les meilleures contributions.

Interrogez les membres de la communautéLes internautes peuvent librement lire des retours d’expérience, trouver des prestataires verts, des évènements à ne pas rater, ou tout simplement accéder aux discussions. Chaque membre de la communauté peut partager un témoignage, mettre en avant des produits et services « écolos » et échanger avec les autres membres sur différentes thématiques.

Partagez vos bonnes pratiquesLa communauté pondère elle-même les articles publiés. Ainsi, les solutions les plus plébiscitées et qui ont fait la preuve de leur efficacité sont misent en avant pour favoriser leur diffusion. Chaque contributeur peut faire grandir son score de participation en obtenant des votes pour les solutions qu’il a proposées.

Trouver une solution

www.SustainAtWork.fr

Pourquoi rejoindre SustainAtWork ?

1- Vous cherchez comment agir ?

• Rencontrez d’autres professionnels engagés

• Trouvez des idées, des témoignages, des expériences, etc.

2- Votre entreprise est déjà impliquée dans le Développement Durable ?

• Valorisez vos idées, vos réalisations en matière de DD, découvrez de nouvelles possibilités

• Rencontrez et partagez avec d’autres pros qui comme vous, mettent en oeuvre le DD dans d’autres sociétés, d’autres secteurs

• Structurez et organisez la concertation avec vos parties prenantes pour accélérer et diffuser la mise en place des politiques DD

3- Vous êtes expert en Développement Durable / RSE ?

• Valorisez votre expertise conseil en DD auprès d’une audience qualifiée
• Gagnez en visibilité et améliorez votre référencement

• Élargissez et animez votre réseau

• Rencontrez et partagez avec d’autres pros qui souhaitent développer leur stratégie développement durable

• Faîtes connaître et évaluer vos produits et services pour gagner en reconnaissance

SustainAtWork.fr comme CDURABLE.info poursuivent les mêmes objectifs : épauler les professionnels désireux d’agir en faveur du Développement Durable, mettre en avant les acteurs les plus avancés et organiser l’intelligence collective pour réconcilier performance, respect de l’environnement et citoyenneté.

Tous les visiteurs de CDURABLE seront donc invités à partager bonnes pratiques, solutions, expériences et retrouver des contacts sur SustainAtWork.fr dans la continuité du site d’info.

Rejoignez CDURABLE.info sur SustainAtWork.fr

Best Of 2011 SustainAtWork.fr

- 30 Solutions responsables pour une entreprise durable

Solutions RSE pour entreprises responsables

SustainAtWork.fr pour la communauté Pro qui agit en faveur d'un Développement Durable en entreprise

De plus en plus d’entreprises partagent leurs bonnes pratiques développement durable... et vous ?

Vous cherchez des solutions durables à mettre en oeuvre dans votre entreprise ?

Recyclage et gestion des déchets, achats responsables, ISO 26000, innovation, éco-conception... Ce dossier regroupe les publications les plus plébiscitées par les membres de SustainAtWork.fr en 2011.

N’oubliez pas que la meilleure façon de valoriser les contributeurs, c’est de voter pour vos articles préférés et de les partager (Facebook, Twitter, Viadeo...) !

Sommaire du Best Of 2011 :

Cliquez ci-dessous pour accéder directement aux catégories


A propos de SustainAtWork.fr

SustainAtWork.fr est un site communautaire conçu pour faciliter le partage de bonnes pratiques. Le principe est simple : une fois inscrit, chaque membre peut proposer des idées et voter pour les meilleures contributions. Plus vos idées sont plébiscitées, plus vous améliorez votre score.

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SustainAtWork.fr, un service proposé gratuitement par Tinkuy, une équipe experte en communautés sur le Développement Durable.

Tinkuy Tinkuy SARL aide les entreprises à organiser l’intelligence collective pour faire du Développement Durable un levier de performance.

Illustration de ce savoir faire : Tinkuy.fr, la communauté qui vous aide à devenir plus responsable, est soutenue depuis octobre 2008 par les Nations Unies et compte plusieurs milliers de membres actifs.

L’offre MyTinkuy permet à toute entreprise d’utiliser les technologies Tinkuy et l’accompagnement des experts Tinkuy dans le cadre de projets Développement Durable.

Le mot Tinkuy signifie « Rencontre » en langue Quechua. Dans les Andes, le Tinkuy est une tradition qui symbolise l’union de deux entités, le point de convergence de sources complémentaires unissant leurs forces pour produire un courant supérieur en vue d’assurer la pérennité des générations futures et l’harmonie des communautés.

- Contact : Damien BOYER, Directeur - Associé, au +33(0)6 34 27 21 27



CDURABLE

 

Alors que le Grenelle de l’environnement prévoyait de réduire de 50% l’usage des pesticides, de retirer du marché les pesticides les plus dangereux, d’augmenter la Surface Agricoles Utile en bio, force est de constater que 4 ans après il y a eu peu d’avancées (voire même certains reculs cf. l’augmentation de l’IFT pesticides entre 2008 et 2011) et que, malgré les décisions prises, la situation reste critique, notamment pour les personnes exposées à ces toxiques. De même, les personnes victimes des pesticides ont aujourd’hui beaucoup de difficultés à faire connaitre et reconnaitre leur situation. Il semblait donc important de rendre visibles et audibles les personnes victimes des pesticides et de tenter de leur apporter des éléments de réponses aux questions qu’ils se posent et que nous nous posons tous.

- Quels bilans sanitaires de l’exposition aux pesticides des professionnels et de la population en générale ?
- Comment aider et conseiller, juridiquement et médicalement, les victimes ou leurs proches à faire évoluer leur situation personnelle ?
- Comment faire évoluer les pratiques vers des systèmes plus respectueux de la santé et l’environnement, sans mettre en péril l’équilibre économique des entreprises ?

Les 23 et 24 mars 2012 au Palais du Luxembourg

Un congrès de deux jours

  • La première journée du congrès est consacrée à un état de lieux sanitaire en France qui se fera lors d’un colloque scientifique au Palais du Luxembourg (Paris 6eme) le vendredi 23 mars. Découvrez le programme en cliquant ici.
  • Cette journée se terminera par projection d’un documentaire de 52’ sur les agriculteurs suivi d’un débat sur les enjeux politiques et remise des demandes aux décideurs à l’hôtel de ville de Paris. Lire ci-dessous notre zoom sur le film Les Combattants de la terre de Eric Guéret.
  • La seconde journée, le samedi 24 mars, se fera au Palais du Luxembourg sous forme d’ateliers techniques destinés à un public ciblé pour répondre aux questions juridiques, de santé ou encore agronomiques ; ces ateliers étant animés par des experts (avocats, agronomes ou encore techniciens chambres). Découvrez le programme en cliquant ici.

Renseignements pratiques

Un événement organisé dans le cadre de la Semaine pour les Alternatives aux pesticides réalisé par un collectif associatif composé de Générations Futures - FNAB - Phyto Victimes - Bio Consom’acteurs - Agir pour l’Environnement - WWF - Réseau Environnement Santé (RES) - Union Syndicale Solidaires ...

Au Palais du Luxembourg (15 rue de Vaugirard 75006 Paris M° Odéon - RER Luxembourg) sous le patronage de Madame la Sénatrice Leila Aïchi et de Madame la Sénatrice Laurence Rossignol.

Les Combattants de la terre

Ce documentaire de Eric Guéret sera projeté, en avant-première, lors de la soirée débat du vendredi 23 mars à l’Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris à 19h30 en présence des témoins du film et de son réalisateur. La projection sera suivi d’un débat sur les enjeux de cette question de santé publique. Pour vous inscrire cliquez ici.

"Quand on découvrira toute la vérité sur les dangers des pesticides, ce sera un scandale pire que celui du sang contaminé. Car les responsables savent ce qui se passe et ne font rien. C’est un grave problème de santé publique pour nous et pour les générations futures. Je n’ai pas de raisons de me taire."

L’agriculteur qui nous parle au milieu de ses immenses champs de maïs est malade. Et il n’est pas le seul. Des centaines d’agriculteurs français, souvent jeunes, sont frappés, victimes des produits phytosanitaires que l’on croyait « anodins ». Ces élèves, issus de l’école agricole intensive, les utilisent depuis les années 50 sur leurs exploitations jusqu’au jour où les maux de tête, la fatigue, les comas successifs les ont conduits à l’hôpital. Diagnostics : maladie de Parkinson, leucémie, cancers, syndrome myéloprolifératif,…

Apparaît au grand jour depuis quelques années ce qui ressemble de plus en plus à une épidémie.

Ce film documentaire propose de raconter l’histoire de ces hommes atteints de maladies parfois mortelles. Au plus proche de nos personnages, nous partageons en immersion, le temps d’une saison le destin de ces familles ébranlées. Dans l’intimité de leur itinéraire médical, de leur combat pour être reconnu, dans leur travail, sur l’exploitation…

Comment vivent-ils au quotidien avec leur maladie et les remises en question qu’elle soulève ? Quels regard portent-ils finalement sur ce système agricole dont ils sont à la fois les acteurs principaux et les victimes ? Pourquoi la majorité d’entre eux continuent-ils à utiliser les produits qui les tuent à petit feu ?

Mais rien n’est perdu : Seul ou en réseau, certains commencent à s’organiser pour amener les autres agriculteurs à prendre conscience des dangers de leur métier et à imaginer des pratiques différentes.

En France, la situation a longtemps été étouffée par une véritable Omerta, imposée par les intérêts de la filière et par les agriculteurs eux-mêmes. La paysannerie est un milieu fier et discret où très peu de victimes osent avouer leurs maladies. Pourtant, depuis peu, la parole commence à se libérer. Encouragé par l’exemple des premiers malades reconnus et indemnisés, de plus en plus de victimes arrivent à rompre le silence. En parlant, ils donnent un énorme coup de pied dans la fourmilière agricole.

A travers eux, ce film dessine le profil d’une agriculture malade de ses méthodes intensives. Celui d’un modèle productiviste, vieux d’un demi-siècle dont on mesure aujourd’hui les conséquences dramatiques sur les hommes comme sur notre environnement.

Un espoir naît finalement de ces histoires douloureuses. Ces victimes incarnent les bases d’une véritable remise en cause du système. Autour d’eux, des associations se montent, des actions s’organisent, des citoyens découvrent une face cachée de leur alimentation, des avocats proposent leurs services, des médecins prennent conscience.

Certaines victimes finissent même par tout changer…

7ème semaine sans pesticides

Semaine pour les alternatives aux pesticides

Du 20 au 30 mars 2012 se tiendra la 7ème édition de la semaine pour les alternatives aux pesticides. 10 jours pendant lesquels tout le monde est invité à se mobiliser pour un avenir sans pesticides. Projections de films, débats, ateliers de formation, visites de site, marches symboliques, repas bio… Toutes les idées sont bonnes pour montrer que l’on peut et que l’on doit se passer des pesticides de synthèse !

Chaque année, de plus en plus de particuliers, d’associations, de collectivités et d’entreprises rejoignent ce temps fort de mobilisation citoyenne. En 2011, en France et dans 16 autres pays, plus de 750 actions d’information et de sensibilisation ont été organisées.

Vous aussi, participez à la Semaine pour les Alternatives aux Pesticides ! Tous les évènements comptent ! Pas besoin de gros moyens, d’une longue expérience ou de nombreux soutiens, chaque manifestation permet d’amplifier un message qui doit être enfin entendu : il est urgent de se tourner vers les alternatives aux pesticides.

2012 marquera le 50ème anniversaire de la publication du livre de Rachel Carson « Printemps silencieux », point de départ de la prise de conscience du scandale des pesticides et du mouvement environnemental moderne. Donnons tous de la voix pour demander un printemps sans pesticides !

Des chiffres éloquents

Chaque année, la France utilise pas moins de 76 000 tonnes de pesticides dont 90% concernent l’agriculture. Cela représente 1/3 de la consommation Européenne de produits phytosanitaires. Ce qui la met au premier rang des utilisateurs de ces substances souvent nocives, certains justifieront ce chiffre par le fait que la France est un grand pays agricole et ajouteront qu’en rapportant cette donnée à la surface cultivée, la France gagnerait le 4ème rang, bel exploit ! Ces 76 000 tonnes contiennent de nombreuses molécules dangereuses pour la santé qui peuvent provoquer des cancers, des problèmes de reproduction, neurologiques, des perturbations du système hormonal, et bien d’autres conséquences désastreuses. L’épandage des ces substances a en outre des conséquences néfastes pour l’environnement. Ainsi les pesticides polluent nos rivières, stérilisent nos sols et contaminent nos assiettes.

Des solutions existent

Le baromètre 2009 de l’agence Bio dévoile que ¾ des Français considèrent que la Bio est une solution d’avenir face aux problèmes environnementaux. 84 % des Français estiment que l’agriculture Biologique doit se développer en France. Ces résultats montrent que les Français veulent s’orienter vers une agriculture saine et refusent d’avantage le recours aux pesticides chimiques.

Des pratiques alternatives, à l’utilisation de ces substances chimiques, reconnues comme fiables et économiquement rentables, existent et s’appliquent partout dans le monde et dans tous ces secteurs. Pour promouvoir ces alternatives et informer sur les risques sanitaires et environnementaux liés à l’emploi des pesticides des acteurs de la société civile ont décidé de lancer en 2006 une Semaine pour les Alternatives aux Pesticides, appelée encore Semaine Sans Pesticides (SSP). Initié par les membres de l’ACAP – Action Citoyenne pour les Alternatives aux Pesticides, qui regroupe près de 170 organisations – cette Semaine est coordonnée au niveau national et européen par Générations Futures (ex-MDRGF – Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures).

Plus de 700 manifestations en France

En France, la Semaine pour les Alternatives aux pesticides est soutenue par bon nombre d’associations et d’entreprises. Ainsi par exemple, Jardiniers de France, qui au travers de cette semaine, légitimera leur orientation vers une politique de zéro pesticide dans les jardins amateurs en soutenant activement la Semaine, notamment en organisant des ateliers partout en France. D’autres soutiens sont présents comme le WWF-France, Agir pour l’environnement, la mairie de Paris, le REFEDD (Réseau des Etudiants Français pour le Développement Durable), les CPIE (Centre permanent d’initiatives pour l’environnement) ainsi que la région Ile de France.

Des entreprises comme Botanic, Patagonia, Biocoop, Léa Nature et des revues tels que l’Ecologiste, Nature et Progrès, Rustica, l’âge de faire, s’engagent aussi auprès de cette pour faire de cette 7ème édition un vrai succès.

- Retrouvez toutes les manifestations (visites de vergers, de jardin, expositions, conférences, débats, projection de film...) qui ont lieu près de chez vous lors de la semaine sans pesticides lancée par les membres de l’ACAP.


aller sur CDurable

 

Principale ressource en eau potable de notre planète, les nappes phréatiques ne sont pas toutes éternelles. Formées il y a des centaines de milliers d’années quand le climat planétaire était beaucoup plus frais ou plus humide, certaines d’entre elles contiennent de « l’eau douce fossile » non-renouvelable. Dans les zones arides et dans des régions où l’agriculture se développe massivement, en Chine, en Argentine, en Californie, en Inde, au Proche-Orient ou encore aux États-Unis et en Australie, ces nappes sont très sérieusement menacées.

C’est le constat que dressent des scientifiques allemands et californiens de la mission Grace (Gravity Recovery and Climate Experiment), lancée il y a dix ans par la Nasa et le centre aérospatial allemand. Ces chercheurs ont ainsi noté qu’au nord-est de la Chine, par exemple, les nappes déclinent chaque année de 6 ou 7 centimètres ! L’assèchement de ces précieuses ressources, qui alimentent les réseaux d’eau douce en surface (rivières ou fleuves), peut en plus entraîner une augmentation de la salinité de l’eau.


ALLER LIRE LES ARTICLES DU SITE BASTA!

 

Dans le contexte actuel d’augmentations importantes des tarifs du gaz, regardez ce documentaire diffusé mardi soir sur Arte Le grand monopoly du gaz. À l’heure du débat sur le gaz de schiste, l’équipe du film a interrogé les acteurs clés du commerce international. L’approche géostratégique d’un univers opaque de pouvoir et d’intrigues, domine par une lutte implacable pour le monopole. Car si le gaz est l’énergie fossile la plus propre, son exploitation et sa commercialisation ne sont pas des plus transparentes... Une enquête passionnante sur le commerce international du gaz qui apporte un éclairage bienvenu sur cet univers opaque, entre les mains d’hommes de pouvoir et d’ambition.

Qui détient les ressources mondiales en gaz, dont nous dépendons pour notre consommation ? À l’heure où l’on parle d’une augmentation importante des tarifs, l’équipe du film a interrogé les acteurs clés du commerce international. Le résultat : une approche géostratégique d’un univers opaque de pouvoir et d’intrigues, dominé par une lutte implacable pour le monopole. Car si le gaz est l’énergie fossile la plus propre, son exploitation et sa commercialisation ne sont pas des plus transparentes…

(Re)voir le documentaire :

 

Bande-annonce :

 

CHOIX STRATÉGIQUES

L’Union européenne consomme de plus en plus de gaz et en produit de moins en moins. À qui achetons-nous le gaz dont nous avons besoin ? Et qui nous approvisionnera à l’avenir ? Pour tenter de faire le point sur ces questions, le journaliste Martin Leidenfrost a interrogé les acteurs-clés de la production et du commerce international. De Bakou, en Azerbaïdjan, à Moscou et à la Sibérie en passant par Bruxelles, Istanbul et Baumgarten en Autriche, cœur du dispositif gazier européen, les réponses des dirigeants politiques et industriels, voire celles des employés des compagnies gazières, toujours très évasives, montrent à quel point les choix stratégiques sont dépendants des relations diplomatiques internationales. L’Europe arrivera-t-elle à faire aboutir son projet de gazoduc Nabucco ou continuera-t-elle à dépendre entièrement des approvisionnements russes de Gazprom qui fournit à lui seul 25 % de la production mondiale ? Devra-t-elle se tourner vers le gaz naturel liquide proposé par le Qatar ou recourir à la technique du fracking, un forage horizontal qui vise à secouer le gaz emprisonné en profondeur, comme le gaz de schiste ? Quels qu’ils soient, ses choix l’engageront pour de nombreuses décennies et seront coûteux.

Crédit photo : Arte

Le documentaire sera suivi d’un débat (20mn) à 22.05

Les routes du gaz

Les flux de gaz en Europe

Carte actualisée des flux de gaz en Europe de l’Agence internationale de l’energie (AIE) [1] Cette carte donne mois par mois les fluxs de gazs sortants et entrants dans chaque pays. La carte interactive donne accès à des informations chiffrées sur le gaz naturel pour chaque pays. Production, besoins, importation, exportation, capacité de stockage, part du gaz dans les énergies, autosuffisance.

Cliquer sur la carte pour la voir en grand et naviguer à l’intérieur.

Cliquer sur la carte pour la voir en grand et naviguer à l'intérieur.


article source sur CDURABLE.INFO

 

Le 1er décembre 2011,

Acronyme de « Résidus d’Epuration des Fumées d’Incinération des Ordures Ménagères »

Les REFIOM sont le produit de la neutralisation des gaz acides et toxiques issus de l’incinération des déchets, par des réactifs comme la chaux ou le bicarbonate de sodium. Ils contiennent également les cendres volantes captées lors de la filtration des fumées et les gâteaux de filtration des eaux de lavage des fumées.

Les REFIOM sont les grands oubliés du discours des partisans d’une incinération érigée en technologie « écologique », productrice d’énergie « propre ». Pourtant, les REFIOM symbolisent bien l’aberration de l’incinération qui, à partir de déchets non dangereux, produit des déchets… dangereux. Les REFIOM sont en effet des sous-produits particulièrement toxiques, puisqu’ils concentrent, grâce à des produits chimiques dangereux, une partie importante des polluants contenus dans les fumées (dioxines et furanes, métaux lourds etc.). Pour une tonne de déchets non dangereux incinérée, ce sont environ 30 kg de REFIOM qui sont produits. Avec 30% de ses déchets non dangereux qui partent en incinération, la France en produit chaque année plus de 400 000 tonnes. Leur destination ? L’enfouissement en centre de stockage pour déchets dangereux (classe 1) ou dans les anciennes mines de sel allemandes, où ils représenteront une menace de pollution diffuse pour de longues décennies.

De quoi faire s’écailler le vernis vert de l’incinération…


aller sur le CNIID

 

Et si la publicité sur Internet devenait source de générosité pour toutes les associations, grâce aux internautes ?

Aujourd’hui, la morosité plane sur le "non-profit" et le "PAF" (Paysage Associatif Français) se trouve face à des enjeux économiques difficiles. Alors que les financements publiques ne cessent de baisser, les investissements publicitaires Internet en France ne cessent de grimper, au risque de lasser l'internaute. Et sans internaute, pas de publicité sur Internet.

Face à ce constat, 6PEO propose une solution, "Winiti Generous Generation" un stop pub en ligne gratuit qui permet à l’internaute de contrôler son exposition à la publicité tout en offrant aux associations de collecter des fonds.

Winiti Generous Generation fonctionne très simplement :
Il bloque* les 100 publicités (bannières, audio, vidéo, …) que vous voyez par jour. En contrepartie de ce service gratuit l’internaute accepte de voir 10 publicités "généreuses" par jour, dont 50% des coûts de campagnes sont reversés par les annonceurs aux associations**.

*La publicité filtrée est la publicité diffusée par les régies, la publicité affichée est la publicité diffusée par la régie Winiti (des bandeaux publicitaires selon les centres d'intérêts de l'internaute et en lien direct avec sa recherche, sans pour autant l'espionner via des maudits cookies).

**Ce sont les Winiteurs (les internautes) qui, chaque mois par leur vote, définissent les associations bénéficiaires des sommes collectées.

Compatible avec la plupart des navigateurs (mais avec toutes les associations caritatives), Winiti est donc une nouvelle source de collecte de dons, qui profite à toutes les causes, sans être du "clic to give"...


Les internautes et les associations en rêvaient, 6PEO l'a fait (de quoi plaire aux annonceurs, sans déplaire à Seth Godin).

"Winiti Generous Generation" est sans doute une solution lauréate du prochain PIF (Prix de l'Innovation en Fundraising) de l'Association Française des Fundraisers, dans la catégorie "Fundraising Evolution".

Téléchargez Winiti ici, rejoignez la communauté des winiteurs sur Facebook ici et pour Twitter sur Winiti c'est ici !

C'est mon dernier mot... A vous d'apprécier, point d'interrogation !

Que pensez-vous du service: Winiti, le stop pub en ligne qui s'engage pour le caritatif (by 6PEO).

Bon, original, pertinent, efficace, créatif, innovant ou mauvais ?

Une réaction, un avis, une idée ? Votez, commentez et proposez des améliorations !

Aidez, Donnez votre avis*: Pour chaque affirmation suivante, dites-nous si elle s'applique à ce service ?


*Blog-associations.com sonde (en permanence) ses lecteurs sur les quêtes du moment, d'hier et de demain... Nos sondages alternatifs n'ont pas (encore) de valeur scientifique, ils donnent une simple indication de l'opinion de nos lecteurs. Contactez-nous, pour vous inscrire sur notre panel blog-associations.
Merci encore de votre soutien.

Vous avez d'autres services à proposer, laissez un commentaire ci-dessous ou contactez-nous.

Mis en ligne le : 28/11/2011 pour www.blog-associations.com

Merci pour l'info Marlène

Think Before You Share


Aller sur le site Association2.0

 

Photo : Beckie Loewenstein

Boston n’est pas New York, ni Oakland. Contrairement aux deux villes les plus médiatisées du mouvement Occupy, la capitale du Massachusetts est plus réputée pour sa recherche et ses universités (MIT, Harvard) que pour son activisme politique, même si c’est le berceau du Tea Party [1] Pourtant, des tentes ont poussé ici, au pied des buildings, comme dans près de 300 villes des États-Unis. Le mouvement Occupy Boston a fêté son premier mois d’existence le 31 octobre, jour d’Halloween. Hommes et femmes ont défilé devant les banques, le visage barbouillé de faux sang, criant le slogan : « Vous avez tué le rêve américain. »

Et, le 15 novembre, une importante victoire a été gagnée, qui pourrait faire école. Redoutant que la police ne déloge le camp comme à New York, quatre personnes, au nom du groupe, ont saisi la justice pour une sorte de référé préventif. À la surprise générale… ils ont gagné. La Suffolk County Superior Court (équivalent d’un tribunal administratif) a jugé que toute action visant à déloger Occupy Boston serait illégale. Le juge a invoqué le fameux 1er amendement, qui garantit la liberté d’expression. Seule limite, la durée : le jugement est valable jusqu’au 1er décembre, jour d’une prochaine audience.

Cookies et débats

Une victoire encore présente dans les têtes, samedi 19 novembre, à l’occasion du premier « sommet » du mouvement Occupy Boston. Dans un centre communautaire du quartier chinois, à quelques centaines de mètres des tentes de Dewey Square, près de 400 personnes sont réunies, tout l’après-midi, pour faire le point, débattre et se connaître. L’organisation est d’une précision redoutable. De grandes tables ont été décorées de fleurs artificielles et de figures de combattants emblématiques (Geronimo, Martin Luther King…). Une cantine tenue par des bénévoles vend sandwiches, cookies et boissons. Deux salles de repos sont à disposition, une pour les hommes, une pour les femmes.

Deux organisatrices à poigne mènent les débats au micro. Le principe consiste à discuter en groupes de quatre ou cinq de questions successives sur la vie du mouvement. Pour chaque nouveau thème, chacun doit changer de groupe. Quinze à vingt minutes pour échanger, puis dix à quinze minutes pour faire un point général : un porte-parole de chaque groupe peut alors prendre le micro pour exposer succinctement les deux ou trois idées forces issues de la discussion.

« Occuper les consciences »

Si jamais certains s’avisent de parler trop bruyamment pendant la prise de parole, les organisatrices hurlent « mic check ! » (« test micro », façon subtile de dire « fermez-la ! »), parfois reprises par toute la salle, jusqu’au silence. De fait, ça calme. Pendant ce temps, une artiste dessine au mur une fresque colorée, reprenant les mots-clés les plus cités.

En quatre heures d’assemblée générale, pas un couac, pas une agression verbale, pas de confiscation de la parole, de délire verbeux ou de leader pontifiant. Bien loin d’une AG à la française, en somme… Pourtant, les sujets de doute, de trouble ou de discorde ne manquent pas. Première interrogation récurrente : comment développer le mouvement en dehors des cercles militants actuels ? « Je fais partie de la vieille génération, et j’aimerais maintenant que les jeunes prennent le pouvoir, confiait Annette, dans la tente d’accueil du camp Occupy Boston, quelques minutes avant le début du sommet. Nous nous sommes battus pour les droits des femmes, pour une société plus juste, pour les droits civiques, et qu’avons-nous gagné ? Presque rien. » « Le mouvement Occupy peut reprendre les combats de ma génération, poursuit Annette, enthousiaste. Mais, pour cela, il faut que nous arrivions à le développer, à le diffuser. Occuper l’espace avec les tentes, c’est bien, c’est important, mais ce qu’il faut maintenant, c’est occuper les consciences. »

Problème de communication

De fait, les jeunes sont très présents dans le mouvement. Travailleurs et étudiants, à l’image de Bill, 21 ans, étudiant en langues étrangères, et Daniel, 23 ans, technicien dans un théâtre de Boston, présents dans le mouvement depuis le début, assis à la table de Joanie, syndicaliste quinquagénaire, membre du puissant Service Employees International Union. Ils discutent de la question : « What do we need right now ? » (« Et maintenant, que faire ? »)

Les problèmes de stratégie sont alors soulevés dans la salle. « Il faut absolument faire connaître notre mouvement et nos idées dans tous les milieux que l’on fréquente : famille, amis, travail », déclare Joanie au micro. Des mains se lèvent soudain et se secouent en silence pour approuver, à la façon des applaudissements des sourds et muets. Le lendemain, Joanie concrétisera son vœu en organisant une rencontre entre Occupy Boston et des membres de son syndicat.

Parmi les obstacles à la croissance du mouvement, les problèmes de communication. « Nous devons mieux travailler avec les médias », souligne un intervenant. De fait, les médias sont ici autant méprisés que les banquiers et les politiques. Occupy Boston n’a personne pour le contact avec la presse. Grâce à Internet et aux réseaux sociaux, chaque groupe Occupy dans le pays arrive à diffuser messages, actions et propositions. Avec une parfaite maîtrise du tempo – des infos plusieurs fois par jour, émanant de chaque groupe ou relayant l’actualité du mouvement dans le pays. Mais aussi de l’image : d’un point de vue esthétique et pratique, le site du moindre groupe Occupy de la plus reculée des villes du Kansas est bien plus performant que ceux des grands syndicats, partis et mouvements contestataires français…

Caricatures médiatiques

Forts de cet impact technologique, les groupes prennent d’autant plus de distance avec les médias, estimant pouvoir se passer de leurs services. Mais ils commencent à réaliser les points faibles de cette stratégie. Outre une communication qui pourrait être encore plus puissante, elle encourage les mass medias et les journaux locaux à verser dans la caricature. C’est ainsi que les grandes chaînes de télévision ont pris plaisir à survendre les sujets parlant de violence, de drogue, de problèmes sanitaires ou d’extrémisme idéologique. Tous ces faits existent dans le mouvement Occupy, mais sont marginaux par rapport à l’immense majorité des actions et des opinions.

Ainsi, dans le camp d’Occupy Boston, chaque journée est rythmée par une série d’activités où le débat intellectuel (Noam Chomsky est venu les soutenir en octobre) et la méditation (yoga, célébrations religieuses) sont très présents. Et loin de l’image d’anarchistes nostalgiques des sixties, une période rebutoir pour de nombreux Américains – ces années se résument pour beaucoup à la trilogie « sexe, drogues, violence » –, les militants et les sympathisants des groupes Occupy sont majoritairement plus réformistes que révolutionnaires.

Des Américains indifférents

« Lors d’une récente marche dans Boston, l’un des organisateurs a demandé aux participants quels étaient ceux d’entre eux qui votaient, raconte Annette. Près de 80 % ont levé la main. Or, s’ils votent, ce n’est pas pour des mouvements radicaux. Aux États-Unis, les votes se partagent entre Démocrates et Républicains. »

Certains points de vue défendus par le mouvement, sur la corruption généralisée particulièrement, sont partagés par de très nombreux Américains. Selon un récent sondage, seuls 13 % des Américains font confiance aux membres du Congrès. Un record historique de défiance ! Et un récent livre-enquête dénonçant la corruption des politiques connaît un succès croissant : rédigé par un chercheur de tendance plutôt libérale, Peter Schweizer, il porte le même titre que le livre-programme de Mélenchon, Qu’ils s’en aillent tous : « Throw them all out ». Son auteur a eu droit récemment à cinq minutes de gloire sur CNN.

Malgré cela, une majorité d’Américains restent indifférents au mouvement, et seule une minorité d’environ 20 % les approuve. La stratégie médiatique du mouvement n’est sans doute pas étrangère à cet écart entre le partage d’un même constat, des mêmes critiques et un faible soutien. Il faudrait aussi que les groupes Occupy commencent à mieux communiquer entre eux, soulignent quelques-uns. S’ils s’échangent des infos par Facebook ou Twitter, il n’y a pas de synergie entre les groupes, et beaucoup ignorent la localisation des autres Occupy aux États-Unis, à l’exception des cinq ou six qui sont très médiatisés. Et ne parlons pas des Indignés ou Indignados européens… qui n’évoquent rien ici.

Quelle stratégie ?

Autre interrogation majeure largement partagée : quels sont les objectifs d’Occupy ? « Je dois répondre à cette question cent fois par jour », confie Courtney, jeune femme sans emploi qui passe la plupart de son temps dans le camp pour accueillir les « visiteurs ». « D’un côté, cela pourrait être beaucoup plus efficace d’avoir un liste de messages et d’objectifs précis, confirme Joanie. D’un autre côté, maintenir un certain flou permet de conserver une diversité de points de vue et de personnes. »

Affirmation nuancée au micro par un « ex » d’Occupy Wall Street, qui explique que l’une des raisons pour lesquelles le camp de New York a été fragilisé et n’a pas tenu plus longtemps est justement liée à la trop grande diversité des points de vue et au manque de concertation. « C’est pourquoi je me félicite de ce que nous faisons cet après-midi, et je pense que nous devons le renouveler fréquemment », conclut-il, repris aussitôt par un autre : « Oui, organisons très rapidement un sommet sur notre stratégie. Car, pour l’instant, nous n’en avons pas… »

Luc Chatel, avec Matt et Olivia Bernow


Lire l'article et Basta! (vu sur Bastamag)

 

En France, de nombreux couples comme Xavier et Claire ont besoin d'un don de spermatozoïdes ou d'un don d'ovocytes. Mais, par manque de donneurs et de donneuses, ils risquent d'attendre longtemps avant d'avoir un espoir de devenir parents. En faisant un don, vous pouvez les aider...

Au cœur de cette campagne, un message clé "Vous pouvez donner le bonheur d'être parents" et un parti-pris : Valoriser le projet du couple destinataire du don et, par-là même, le geste solidaire du donneur... Car le don de gamètes, autrement dit le don de spermatozoïdes et le don d'ovocytes, permet chaque année à des couples infertiles, ou susceptibles de transmettre une maladie à l'enfant, d'être parents.

Une campagne de sensibilisation de l’Agence de la biomédecine (Ministère de la Santé) pour informer les Françaises et les Français sur ce don méconnu, les modalités et les trois principes régissant le don de gamètes : Un don anonyme, un don gratuit, un don volontaire.

Un dispositif pédagogique ambitieux auprès des professionnels de santé (relais incontournables) et une présence renforcée sur le web, lieu privilégié pour communiquer sur un thème aussi sensible et intime que le don de spermatozoïdes et le don d'ovocytes...

Les internautes pourront obtenir des conseils via des témoignages vidéo sur :

- dondovocytes.fr,
- dondespermatozoides.fr,
- procreationmedicale.fr,

et viraliser (diffuser) notamment, au plus grand nombre, l'animation vidéo ci-dessous en allant sur dondegametes.fr...


Objectif : Recruter des donateurs d'ovocytes et de spermatozoïdes. Gageons que cette campagne permettra de mieux faire connaître les besoins en don de gamètes et d'encourager le grand public à passer à l'acte pour offrir la possibilité à de nombreux couples de devenir parents. A vous d'apprécier, point d'interrogation !

Que pensez-vous de la campagne : Don de gamètes "Vous pouvez donner le bonheur d'être parents" de l'Agence de la biomédecine.

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Mis en ligne le : 16/11/2011 pour www.blog-associations.com

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Une question de responsabilité face à l’urgence climatique

La prochaine Conférence de l’ONU sur le climat qui se déroulera à Durban (Afrique du Sud) du 28 novembre au 9 décembre, s’inscrira dans un contexte de crises ; crise écologique en premier lieu, mais aussi crises financières et des dettes publiques.

Ce contexte ne facilitera en rien des négociations internationales aujourd’hui au pied du mur. Alors que la première période d’engagement du Protocole de Kyoto expirera dans quelques mois, fin 2012 et que les émissions mondiales explosent, les blocages au sein des négociations ne laissent aucun espoir de trouver aujourd’hui un accord mondial qui permettrait de lutter efficacement contre les changements climatiques.

Après l’échec de la Conférence de Copenhague en 2009, puis le sauvetage du processus onusien à Cancún en décembre 2010, la réunion de Durban doit permettre de donner un nouvel horizon aux pourparlers sur le climat. Pour être le point de départ d’un nouveau cycle de négociations, la conférence devra atteindre quatre objectifs :

- 1 préserver les avancées du droit international de l’environnement via la prolongation du Protocole de Kyoto ;

- 2 mobiliser des financements pour le climat publics, additionnels et innovants dès 2013 et jusqu’en 2020 pour faire face aux besoins d’adaptation et de sobriété carbone dans les pays les plus pauvres ;

- 3 assurer la mise en œuvre des quelques avancées des « accords de Cancun » notamment pour le Fonds Vert, la lutte contre la déforestation et l’adaptation.

- 4 remettre sur les rails les objectifs de réduction des émissions de GES pour que ces derniers soient compatibles avec une limitation du réchauffement climatique en deçà de 1,5°C.

Sans ces résultats minimalistes mais pourtant indispensables le risque est grand de voir tomber en désuétude la dynamique internationale sur le climat.

DURBAN : point de départ pour un nouveau régime climatique mondial ?

Objectif #1

- Adopter une deuxième période d’engagement du Protocole de Kyoto dans la perspective d’un accord mondial légalement contraignant

Le Protocole de Kyoto est plus que jamais en danger. Seulement treize mois (fin 2012) nous séparent de la fin de sa première période d’engagement qui fixait des objectifs contraignants de réduction de leurs émissions aux pays industrialisés (sauf Etats-Unis). L’adoption d’une deuxième période d’engagement sera donc centrale lors de la conférence de Durban. Le Protocole de Kyoto est l’étendard de la politique internationale sur le climat et doit à tout prix être revigoré. Au-delà de cette valeur émotionnelle pour les opinions publiques et de nombreux pays, il est le seul outil juridiquement contraignant au niveau international de lutte contre le changement climatique. Il est en effet constitué d’éléments architecturaux permettant de garantir le respect des engagements de réduction d’émissions des pays industrialisés, ainsi que l’intégrité environnementale des mesures entreprises.

Mettre de côté les principes du Protocole au profit d’une approche « par le bas » où chaque pays ne prendrait que des engagements volontaires, aurait des conséquences dévastatrices.

Il est indispensable que soit adopté à Durban une deuxième période d’engagement qui commencerait dès 2013 afin d’éviter toute césure dans les engagements de réduction des pays industrialisés.

A Durban, il s’agira aussi d’améliorer l’intégrité environnementale et sociale des mécanismes et méthodes de comptabilisation des émissions du Protocole. A ce titre, il faut que la France et l’Union européenne, leaders sur la question de la forme légale, jouent un rôle de locomotive dans les négociations.

Enfin, pour relancer un nouveau cycle de négociations à Durban, il faudra que le renouvellement du Protocole de Kyoto s’inscrive dans un processus revigoré de négociation d’un accord mondial engageant les principaux émetteurs à réduire drastiquement leurs émissions de GES.

Durban devra, à ce titre, définir la feuille de route pour que cet accord soit trouvé au plus tard en 2015.

Objectif #2

- Mobiliser des financements climat publics, prévisibles et additionnels dès 2013

A Cancún, à la suite de Copenhague, les pays développés se sont engagés sur la question des financements pour les pays en développement ayant vocation à lutter contre les changements climatiques. Ils ont ainsi promis 30 milliards de dollars de financements dits « précoces » entre 2010 et 2012 et 100 milliards de dollars par an de financements « long-terme » d’ici 2020. La Conférence de Durban ayant lieu sur le continent africain, les attentes sont grandes de la part des pays les plus vulnérables aux conséquences des changements climatiques quant à la mise en œuvre effective de ces engagements.

Alors que les financements précoces prennent fin en décembre 2012, les pays développés n’ont pour l’instant pris aucun engagement ferme pour 2013. En outre, les négociations sur comment atteindre les 100 milliards en 2020 ont été repoussées aux calendes grecques avec le prétexte de la crise financière et économique. Pourtant, il existe des mécanismes financiers « innovants » permettant de mobiliser les financements climat nécessaires sans peser sur les budgets publics actuels [1].

A ce titre, Durban peut et doit impulser la création d’une taxe mondiale sur le fret maritime international qui permettrait à la fois de générer des financements climat et de réduire les émissions croissantes du secteur. Et ce, sans incidence nette sur les économies en développement.

Enfin, la Conférence de Durban doit mettre sur pied un programme de travail sur l’ensemble des sources de financements – notamment innovants - pour assurer l’alimentation du Fonds Vert sur le long terme, donnant suite aux décisions adoptées lors du sommet du G20 à Cannes.

Objectif #3

- S’assurer que la mise en œuvre des « accords de Cancún » soit efficace et bénéficie aux populations les plus vulnérables

Les « accords de Cancún » sont loin d’être satisfaisants mais ils ont permis de mettre sur pied quelques outils nécessaires au futur régime international de lutte contre les changements climatiques.

Les « accords de Cancun » ont débouché sur la création d’un Fonds Vert chargé d’héberger la majeure partie des financements climat, pour financer l’adaptation et l’atténuation dans les pays en développement. A Durban, il s’agira donc de lui donner corps sur la base des recommandations du Comité Transitoire qui a travaillé depuis un an sur le sujet. Les lignes directrices du Fonds vert devront garantir que les financements climat répondent aux besoins des communautés vulnérables dans les Pays les Moins Avancés et les Petits Etats-îles en Développement.

Concernant la lutte contre la déforestation, les « accords de Cancún » ont permis des avancées importantes sur le mécanisme dit de « REDD+ », mais des questions cruciales restent toujours en suspens quant à son mode de fonctionnement. A Durban, les pays devront donc prendre des décisions pour garantir le respect des exigences d’efficacité et d’équité dans la mise en œuvre du mécanisme REDD+ et sécuriser les finances nécessaires (de l’ordre de 30 milliards de dollars par an). Ce dernier devra non seulement permettre une réduction effective des émissions mondiales de gaz à effet de serre (et non pas engendrer un simple déplacement de la déforestation), mais aussi contribuer à renforcer les droits et aspirations des peuples autochtones et communautés locales au développement social et économique. Enfin, il devra contribuer à préserver la diversité biologique et les services rendus par les écosystèmes forestiers tropicaux.

Les « accords de Cancún » offrent des opportunités de coopération globale renouvelée sur ces trois points de négociation. Ces derniers devront pouvoir se traduire en actions concrètes et dessiner la voie d’un développement sobre en carbone, en énergie et résistant aux impacts du changement climatique au Sud. La conférence de Durban devra donc à ce titre permettre de :

- donner corps au Comité pour l’adaptation afin qu’il soit efficace et représentatif de la diversité des enjeux liés à l’adaptation. Sa mission devra être de coordonner et d’orienter l’action mondiale de lutte contre les impacts du changement du climat dans les pays les plus vulnérables ;
- définir les contours des futurs plans nationaux d’adaptation au Sud ;
- mettre en cohérence et rendre opérationnel le Comité exécutif pour la technologie (CET) et le Centre et réseau des technologies pour le climat (CRTC), tous deux créés à Cancún ;
- créer un cadre international pour le renforcement de capacités en faveur des pays en développement.

Objectif #4

- Réconcilier les objectifs de réduction des émissions et la réalité scientifique pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C

Les objectifs de réduction des émissions pris aujourd’hui par les Pays sont loin d’être suffisants pour éviter un réchauffement climatique dangereux. En effet, selon les estimations, s’ils ne sont pas rehaussés, ils conduiront à un réchauffement planétaire compris entre 3°C et 5°C ce qui serait catastrophique et entrainerait des impacts dévastateurs sur toutes nos sociétés, nos économies, et notre cadre de vie.

Il faut que la conférence de Durban permette d’enclencher le processus de révision de ces objectifs qui datent dans leur majorité de fin 2009 et de la Conférence de Copenhague. Tout d’abord, il faut qu’à Durban soit décidé un objectif mondial de réduction des émissions d’au moins 80% à l’horizon 2050 avec une juste répartition de l’effort entre les pays et un pic des émissions au plus tard en 2015. Par ailleurs, les pays industrialisés sont loin des réductions nécessaires de 25% à 40% d’ici 2020 pour s’inscrire sur les trajectoires les plus ambitieuses du GIEC (limitation du réchauffement à 2°C). Ils doivent rehausser leurs objectifs au plus vite.

Pour être en mesure de suivre l’évolution des engagements de réduction de chaque pays, il faudra aussi que soit créé à Durban un système robuste et efficace de suivi, reporting et vérification (MRV en anglais). Ces mécanismes devront s’appliquer de manière différenciée aux actions de réduction d’émissions entreprises par les pays industrialisés et en développement. Il sera également nécessaire que les règles de MRV permettent d’effectuer un suivi efficace des financements de leur origine jusqu’à leur utilisation.

- UNEP, « Emissions Gap Report », 2010

Points de repères

- où trouver l’info pendant les négociations ?

ECO est le bulletin quotidien d’information édité par le Climate Action Network (CAN) à l’intention de tous les négociateurs et journalistes. Il décrypte chaque jour l’évolution des négociations et les positions des pays. A Durban, l’édition francophone paraîtra chaque jour en matinée et sera disponible sur les tables d’information et sur le site www.rac-f.org. Il sera également envoyé immédiatement à une liste de journalistes.

Le site www.rac-f.org sera constamment actualisé pendant la conférence de Durban. Consultez réguliérement les actualités en page d’acceuil, ou abonnez-vous au flux RSS pour suivre les éclairages et décryptages des ONG francophones sur le cours des négociations.

Le Fossile du Jour distingue les pays qui ont fait le plus d’efforts pour freiner ou bloquer le processus de négociation. Ce prix est décerné chaque jour des négociations par le Climate Action Network lors d’une cérémonie haute en couleur. A Durban, elle aura lieu chaque soir au stand du CAN International à 18h. Le Fossile du jour est à retrouver quotidiennement dans le bulletin ECO et sur le site du RAC-F.

Conférence de presse CAN International. Le Climate Action Network tient chaque jour une conférence de presse pour tenir informés les journalistes internationaux de l’état des négociations. Retrouvez tous les communiqués le planning et les vidéos

Contact

Marc MOSSALGUE Information / Rédaction Réseau Action Climat France Tel : +33 (0)1 48 58 83 92 Mob : +33 (0)6 67 24 12 34

« La transparence des négociations sur le Climat est vitale. La société civile apporte aux négociations le point de vue du terrain et le regard d’ensemble. : A Rio, on entendait : « Un des enjeux majeurs qui s’annoncent pour la communauté mondiale, dans son effort pour remplacer ses pratiques de développement insoutenables par un développement sain et respectueux de l’environnement, c’est la nécessité d’éveiller dans tous les secteurs de la société le sentiment d’un objectif commun ». Cette rencontre à DURBAN peut devenir une borne dans l’histoire de l’humanité et un tournant décisif dans les annales de la démocratie participative.

Selon les choix qu’ils feront, les dirigeants feront pencher la balance climatique de la planète d’un côté ou de l’autre. Or, le monde demande la conclusion d’un accord équitable, ambitieux et contraignant. Ce texte ne pourra être conclu qu’à trois conditions : réduire drastiquement les émissions, mettre suffisamment d’argent sur la table. Et établir la confiance entre les Nations.

Sur le plan des émissions, nombre d’experts soulignent que nous ne sommes pas sur la route qui nous permettra de limiter le réchauffement à 2°C. Au cœur du problème : les engagements pris par la plupart des pays industrialisés. Les promesses, notamment celles des USA, du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, vont plus contribuer à canaliser leurs ambitions et l’innovation qu’à réduire leur empreinte carbone. L’avenir s’assombrit encore si l’on intègre le fait que ces politiques ne seront efficaces qu’au prix d’une forte consommation d’air chaud et de crédits forestiers. Ces projets enferment la planète dans une économie carbonifère et sapent les fondations d’un véritable « green deal ». Sans changement de cap, la planète devra se préparer à supporter un climat vénusien. Le second point d’achoppement est la crise du financement de l’adaptation.

L’Union européenne a fait des propositions pour le long terme. La Norvège et le Mexique promeuvent l’idée d’un fonds vert. Mais, collectivement, les pays riches sont incapables de s’engager sur le montant de leur contribution.

Faute d’engagement et d’argent, il sera difficile d’établir un climat de confiance entre nations riches et pauvres. Dans ces négociations, la peur, la méfiance et la suspicion sont devenues la règle. Résultat : on ne discute plus du fond mais de l’architecture juridique de l’accord. Peut-on sortir de l’impasse ? Oui, il est encore temps. Il faudra, pour ce faire, que les Etats-Unis révisent à la hausse leurs objectifs. Ce qui n’a rien de chimérique ! Des études montrent qu’il leur serait plus facile de réduire leurs rejets de 18% en dix ans (par rapport à 1990) que de retourner sur la lune. Les autres parties devront mettre en œuvre des solutions créatives : généraliser les tarifs de rachat de l’électricité verte ; éradiquer les GES des produits de grande consommation ; créer un fonds pour financer la baisse des rejets carbonés diffus dans les pays en développement ; adopter un cadre réglementaire visant à rendre l’air chaud et les crédits forestiers additionnels ; faciliter le transfert vers le Sud des technologies propres, taxer l’aviation civile et le fret maritime, mettre aux enchères les quotas. »


CDURABLE - voir l'article

 

En France, de nombreux couples comme Xavier et Claire ont besoin d'un don de spermatozoïdes ou d'un don d'ovocytes. Mais, par manque de donneurs et de donneuses, ils risquent d'attendre longtemps avant d'avoir un espoir de devenir parents. En faisant un don, vous pouvez les aider...

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Objectif : Recruter des donateurs d'ovocytes et de spermatozoïdes. Gageons que cette campagne permettra de mieux faire connaître les besoins en don de gamètes et d'encourager le grand public à passer à l'acte pour offrir la possibilité à de nombreux couples de devenir parents.

Originale, pertinente, efficace, innovante ou catastrophique, que pensez-vous de la campagne : Don de gamètes "Vous pouvez donner le bonheur d'être parents" de l'Agence de la biomédecine.

Aidez, Donnez votre avis : Pour chaque affirmation suivante, dites-nous si elle s'applique à cette campagne ?


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Mis en ligne le : 16/11/2011 pour www.blog-associations.com / 6 millions de donateurs - L' iMag qui donne la parole aux donateurs

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