Mardi, 17 Janvier 2012
Les Nouveaux Riches
Le 11 janvier 2012 | Par Albert
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Editeur de livres jeunesse, je reste curieux de tout, de toutes et de tous. J'aime creuser les questionnements et partager mes interrogations.
2011 était l’année internationale de la forêt, ce fut également l’année de l’indignation. Des milliers des gens un peu partout dans le monde sont descendus dans les rues pour clamer leur désaccord avec les inégalités. Des dictateurs sont tombés et d’autres sont bien mal en point. De quoi réviser nos classiques et actualiser l’histoire du chêne - ou bien était-ce un olivier ? - et du roseau.

La fin des fabulations ?
A plusieurs reprises des humains perçurent leurs échanges : Esope, Jean de La Fontaine ou plus près de nous : Jean Anouilh en 1962 et Les cowboys fringants en 2008.
Deux raisons de repenser à cette fable mettant en scène un arbre fort et solide et une graminée frêle mais souple. Voici donc ce texte, lancé sur la toile à la fin décembre en hommage aux indignés qui partout sur la planète font entendre la voix des 99% de roseaux face aux 1% de chênes.
Le chêne un jour dit au roseau : “Mon père est tombé, et me voici désormais Plus fort et mieux armé que lui-même ne l’était ; Je ne crains pas le vent, pas plus que les trombes d’eau.” “Tout cela est fort bien” lui répondit l’arbuste “Mais en ce temps où vous preniez de la hauteur, Mille de mes frères m’ont rejoint, Et si votre livrée vous donne cet air auguste, Songez que c’est de nos morts que vient cet honneur ; Cette pourriture à vos pieds fut le meilleur soin.” Le vent se lève, les feuilles frémissent. “Comptez sur moi, je garderai la tête haute” Promit le chêne, à son supplice. Les premières bourrasques lui donnent raison : Seules deux petites branches cèdent, Qui en tombant écrasent de frêles buissons. “Nous sommes nombreux, mais de grâce faites attention.” “De quoi vous plaignez-vous ? Je nourris votre sol, Ne me dites pas que je commets là une faute ?” Répond le géant froid et raide. Le roseau accusé freine son indignation. Le vent redouble, l’orage s’en mêle. L’espace d’un instant, le chêne perd de sa superbe. Mais très rapidement, il rassure le roseau : “Ne vous en faites pas, tout va très bien, je suis so…” Il ne peut terminer son mot, la cime dans l’herbe, Totalement déraciné, chute mortelle. Tout, autour, n’est plus qu’effroi et désolation Des fleurs, et des roseaux écrasés par milliers Mais dans un dernier souffle, le chêne dit au roseau : “De grâce, s’il vous plaît, veuillez me pardonner Souhaitons que mes enfants jamais ne montent si haut.”
Fred Marie Romain 30 décembre 2011 Publié sous licence creative commons 2.0 by nc
Certains 1% sont solidaires !
Ce texte entre également en résonance avec ces “enfants de” qui conscients de faire partie d’une minorité ultra-favorisée, se désolidarisent de leur histoire familiale pour soutenir celles et ceux qui demandent une plus juste répartition des richesses.
Un site – westandwiththe99percent.tumblr.com – regroupe ces ultra-privilégiés qui souhaitent s’investir pour faire changer les choses.

Nous sommes des Lakesiders* En tant que membres du 1% nous avons accès aux meilleures écoles que l’argent peut acheter. Chacun devrait avoir accès à cette qualité d’enseignement Nous croyons à la redistribution des richesses. Taxez nous davantage ! Nous sommes aux côtés des 99% Promotions ’95, ’98, 2002 et 2005
*élèves d’une école privée d’élites à Seattle
Dans la vidéo suivante (réalisée par Ian MacKenzie), également issue du mouvement 99% Occupy Wall Street, l’auteur Charles Eisenstein explique qu’une bonne partie des 1% sont eux-mêmes piégés par ce système qui s’est emballé :
Pour voir la vidéo avec un sous-titrage en français, cliquez ici.
Pouvons-nous imaginer que chêne et roseau puissent se comprendre et vivre paisiblement ? Que cesse enfin cette querelle ouverte par Esope il y a plus de 2500 ans ?
Peut-être (sans doute ?) nous faudra-t-il encore bien des tatonnements avant de trouver la belle équation du vivre ensemble qu’appellent de leurs voeux Les Cowboys Fringant dans leur revisitation du chêne et du roseau :
Chêne et roseau des Cowboys Fringants par rhodio87
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Jeudi, 12 Janvier 2012
Les Nouveaux Riches
Une étude de l’association environnementale allemande Bund (la branche locale des Amis de la Terre) vient encore de montrer les problèmes sanitaires qui apparaissent dans la filière industrielle de la volaille. L’organisation a fait analyser en laboratoire 20 échantillons de poulet frais achetés en décembre dans cinq supermarchés et discounters (dont Lidl) de Berlin, Hambourg, Cologne, Nuremberg et de la région de Stuttgart. Les pièces de poulet provenaient des plus grands groupes d’élevage industriel du pays. Les résultats sont inquiétants : plus de la moitié des échantillons contiennent de sympathiques germes résistants aux antibiotiques, comme les staphylocoques dorés ou des bactéries intestinales pathogènes (de type E.coli).
En cause : l’emploi massif d’antibiotiques dans l’élevage industriel du pays. En novembre dernier, une étude du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (établie sur 182 exploitations) soulignait que 96 % des élevages industriels de poulets utilisaient des antibiotiques, avec jusqu’à huit molécules différentes. Selon une analyse du ministère de l’Agriculture de Basse-Saxe, 83 % des élevages industriels de poulets examinés employaient des antibiotiques, tout comme 77 % des élevages de porcs. L’association Bund demande au gouvernement allemand une réglementation claire pour réduire l’emploi des antibiotiques dans la filière. Objectif : deux fois moins d’antibiotiques d’ici à 2015 dans l’élevage.
L’étude du Bund.
L’étude du Land de Rhénanie-du-Nord.
L’étude du ministère de l’agriculture de Basse-Saxe.
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Jeudi, 12 Janvier 2012
Les Nouveaux Riches
Principale ressource en eau potable de notre planète, les nappes phréatiques ne sont pas toutes éternelles. Formées il y a des centaines de milliers d’années quand le climat planétaire était beaucoup plus frais ou plus humide, certaines d’entre elles contiennent de « l’eau douce fossile » non-renouvelable. Dans les zones arides et dans des régions où l’agriculture se développe massivement, en Chine, en Argentine, en Californie, en Inde, au Proche-Orient ou encore aux États-Unis et en Australie, ces nappes sont très sérieusement menacées.
C’est le constat que dressent des scientifiques allemands et californiens de la mission Grace (Gravity Recovery and Climate Experiment), lancée il y a dix ans par la Nasa et le centre aérospatial allemand. Ces chercheurs ont ainsi noté qu’au nord-est de la Chine, par exemple, les nappes déclinent chaque année de 6 ou 7 centimètres ! L’assèchement de ces précieuses ressources, qui alimentent les réseaux d’eau douce en surface (rivières ou fleuves), peut en plus entraîner une augmentation de la salinité de l’eau.
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Mercredi, 14 Décembre 2011
Les Nouveaux Riches
.......Les délégués de 194 États ont tenté, en vain, de se mettre d’accord sur une réduction de leurs émissions de CO2. Comment se déroulent les négociations ? Comment s’exercent les rapports de force entre puissants et petits pays ? Quelles sont les techniques des uns ou des autres pour retarder un accord, ou au contraire y aboutir ? Plongée dans les coulisses de la conférence où celui qui ne s’endort pas à la fin sort gagnant. Ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle pour la planète......
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Lundi, 12 Décembre 2011
Les Nouveaux Riches
Je poursuis ma découverte des acteurs engagés de la région grenobloise… Après l’Epicerie locavore, je vous propose de plonger dans la sélection éclectique et toujours étonnante du Festival du Film Nature et Environnement dont la 25e édition se tenait du 1er au 4 décembre à Grenoble.
Le Festival est organisé depuis 1976 par la Fédération Rhône Alpes de la Protection de la Nature (FRAPNA) Isère qui sélectionne de nombreux films ou documentaires.
A l’occasion de l’année internationale de la Forêt, l’accent de cette édition a été mis sur le patrimoine forestier national et mondial, mais pas seulement.
Etonnement, émerveillement et curiosité
Mer d’Aral, gypaète barbu du Vercors, secrets de la bécasse des bois ou encore pesticides des jardins et protection des abeilles, autant de sujets abordés dans le cadre de ce festival au public varié. Avec un point commun toutefois : l’étonnement, l’émerveillement, la curiosité à l’encontre d’espaces naturels complexes tantôt proches, tantôt éloignés géographiquement. Ce sont d’ailleurs deux films très différents qui ont été récompensés par le jury et le jeune public du Festival : Voyage au bout de l’hiver d’Anne et Erik Lapied (2010) dans les Alpes et Le banquet des loutres de Ronan Fournier-Christol (2010) en Corrèze.
Une conférence de Jean-Marie Pelt a clôturé les projections sur le thème de “La terre en héritage”. L’éminent botaniste s’est exprimé sur les enjeux actuels liés aux énergies, insistant sur le rôle central des forêts, communiquant également son grand savoir, sa proximité avec Robert Schuman ou Théodore Monod et son espoir dans la mutation de notre société vers les valeurs écologiques. Les discussions ont pu se poursuivre avec le conférencier autour d’un buffet préparé par un traiteur solidaire.
De ce Festival du Film Nature et Environnement, je retiendrai 2 films qui m’ont touchée plus particulièrement.
Pesticide mon amour
Réalisé par Erik Fretel (2010), ce film s’inscrit dans la lignée des documentaires de sensibilisation à la question des pesticides et des dommages sur les écosystèmes tel Le monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin (2008). Ici, le ton décalé et l’humour présent tout au long du film ne ciblent pas l’industrie chimique mais incitent les collectivités territoriales et les particuliers propriétaires d’un jardin à utiliser des substituts aux pesticides.

L’accent est mis sur les pesticides utilisés hors agriculture, soit 12 % de la consommation totale. Pas de fatalité : une alternative existe aux toxiques herbicides ou insecticides, un ensemble de gestes de bon sens que les communes comme les jardiniers peuvent s’approprier.
Pesticide mon amour – bande annonce par EcoWarriorAnonyme
Pesticide mon amour a remporté le Hérisson d’Argent de cette édition du Festival du Film Nature et Environnement.
++ Pesticide mon amour
Aral
Delphine Renard et Delphine Cousin (2009) signent une fable politique et poétique à destination du jeune public qui ne peut que séduire celles et ceux qui ont quelques années de plus… Ce film d’animation, bijou de collages et de fantaisie, aborde pourtant un sujet dramatique: la désertification et ses conséquences sur la pêche.
Delphine Renard se souvient d’un article sur un pêcheur de la mer d’Aral photographié en uniforme orné de médailles devant les carcasses de bateaux de l’époque soviétique échoués sur le sable. Cette mer intérieure a pratiquement disparu suite à des politiques agricoles et industrielles agressives conduisant de fait à la désertification de la région, ses habitants impuissants et récompensés par des médailles achetant leur silence.
Le court métrage met en scène la troisième génération de pêcheurs sinistrés : Boris et Toumbil jouent dans les bateaux dévorés par la rouille tandis que leurs pères travaillent loin du village. Une poignée de pêcheurs continuent leur activité pour les touristes là où demeure la mer, mais pour l’essentiel, l’avenir est loin de leur village natal.
L’histoire de ces deux enfants est une fiction à la croisée des styles, entre naïveté et fatalisme, légèreté et tragédie, qui ne laisse pas indifférent. Une qualité commune à l’ensemble la sélection du Festival dont on sort enrichi d’images qui touchent et ouvrent le regard vers des réalités insoupçonnées. Voyez plutôt :
Et vous, quels films vous ont marqué récemment ?
Muriel, auteure du blog The Greenwasher et Grenobloise depuis peu :)
Merci tout spécialement à Anne-Laurence Mazenq de la Frapna Isère.
++ Pour aller plus loin ++
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Lundi, 12 Décembre 2011
Les Nouveaux Riches
Assistance publique-Hôpitaux de Paris, Unedic, Réseau ferré de France, Caisse des dépôts et consignations... De nombreuses structures publiques sont sous la menace d’une dégradation de leur notation financière par l’agence Standard & Poor’s. Comme si tout ce qui relevait de l’intérêt général devait être éradiqué au profit de la spéculation.
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Mercredi, 07 Décembre 2011
Les Nouveaux Riches
J’ai assisté il y a une semaine à l’avant-première de “Tous au Larzac”. L’affiche me plaît, j’y vais avec enthousiasme. Une fois dans mon siège j’apprends que la base du film est un ensemble d’interviews des protagonistes du mouvement du Larzac des années 1970 et que cela va durer deux heures. Mmmm… je crains le pire. Mais non : ce film est excellent !

Une belle surprise
Pourtant, je n’avais rien à craindre du tout ! On rit, on a peur, on vit cette histoire incroyable de paysans qui se retrouvent embringués dans l’un des mouvements politiques les plus amples, les plus longs et les plus inventifs qu’il y ait eu en France ces dernières décennies.
Avant de voir ce film, j’étais complètement inculte sur le sujet. Pour moi, le Larzac c’était un mouvement bitnik de quelques néoruraux qui avaient décidé d’aller planter la ferme sur les hauts-plateaux pour vivre une autre vie que celle de la société de consommation. Quelle erreur !
Les premiers mouvements commencent en 1972. Les paysans du plateau du Larzac apprennent par le journal télévisé que le projet d’extension du camp militaire de leurs plateaux sur plusieurs milliers d’hectares. Au total, 107 familles d’agriculteurs sont touchées par le projet, menacées à terme d’être délogés de leur terre. Tous concernés, ils commencent à se rencontrer. Les autochtones ouvrent leur porte aux agriculteurs de la nouvelle génération venus s’installer sur ces terres en pleine déprise. Ils racontent leurs préjugés, leur évolution et l’action petit à petit qui se met en place. Pendant dix ans, ils combattront les décisions du gouvernement, les décisions du camp militaire, à coups de peinture et de pinceaux, de mots et de rassemblements.
D’ores et déjà Indignés
Un incroyable mouvement commence à se former, il s’étendra à la France entière, jusqu’à une marche sur Paris. Des centaines de kilomètres enfilés à pied, femmes et enfants compris et de villes en villages, la population partout les accueille. Ils sont aidés par les mouvements non violents, par les jeunesses maoïstes, par les “hippies”, ou encore par les ouvriers qui subissent les premières délocalisations et à qui on retirent à eux-aussi leur outil de travail.
On ne cesse de rire quand ils racontent l’arrivée de tous ces gens qui viennent les aider et les soutenir “mais comment veux-tu qu’ils construisent une étable, ils ne savent même pas tenir une brouette” ou “comment ils vont travailler avec leurs cheveux longs ?“. C’est une histoire humaine incroyable, un combat avec les moyens du bord, un antidote au cynisme. Une joie pure. Et étonnamment, LE film à recommander pour ces fêtes de fin d’année !
Voilà quelques extraits pour vous donner envie, où l’on parle de miche, de ruche, d’autogestion, de solidarité :
TOUS AU LARZAC : EXTRAIT 1 HD par baryla
TOUS AU LARZAC : EXTRAIT 2 HD par baryla
TOUS AU LARZAC : EXTRAIT 3 HD par baryla
Pour aller plus loin
++ Tous au Larzac, de Christian Rouaud à lire dans Le Monde
++ Avant les Indignés, il y a les inusables du Larzac à lire sur Ouest France
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Mercredi, 07 Décembre 2011
Les Nouveaux Riches
Le 2 décembre 2011 | Par Agnès
Ses articles
Totalement immergée dans un mode de vie écologique, je traque sans relâche dans le quotidien les initiatives et les leviers permettant de changer les comportements et bouger les lignes.
Il se peut que vous soyez passés à côté, tant les informations se bousculent. Pourtant, à la fin du mois de septembre un décret sur les cantines scolaires a été promulgué imposant un modèle alimentaire basé sur une forte consommation de produits animaux et interdisant, de fait, le végétarisme.

Des protéines exclusivement d’origine animale
Le décret du 30 septembre 2011 incriminé par les associations végétariennes et de protection animale, sous couvert d’améliorer la qualité nutritionnelle des repas, redéfinit comme source de protéines exclusives (« plat protidique ») viandes, poissons, œufs ou abats.
Mais que dit au juste le texte ?
Art. 1er. − Le livre II du code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié: 1° Le chapitre préliminaire du titre III est complété par les dispositions suivantes:
«Section 3 «La qualité nutritionnelle en restauration collective
«Art. D. 230-25. − Afin d’atteindre l’objectif d’équilibre nutritionnel des repas servis par les services de restauration scolaire, sont requis, conformément à l’article L. 230-5 du code rural et de la pêche maritime:
«– quatre ou cinq plats proposés à chaque déjeuner ou dîner, dont nécessairement un plat principal comprenant une garniture, et un produit laitier; «– le respect d’exigences minimales de variété des plats servis; «– la mise à disposition de portions de taille adaptée; «– la définition de règles adaptées pour le service de l’eau, du pain, du sel et des sauces.
En réalité, il faut vraiment éplucher les détails mais surtout aller jusque dans les annexes pour réaliser la portée de ce texte :
Annexe I
Fréquences de présentation des plats Au sens de la présente annexe, on entend par:
– produits gras: produits à teneur en matières grasses supérieure à 15 %; – produits sucrés: produits contenant plus de 20 g de sucres simples totaux par portion; – plat protidique: plat principal à base de viandes, poissons, œufs, abats ou fromages.
Il est clairement précisé que les protéines doivent être d’origine animale, exclusivement. Exit donc celles d’origine végétale que l’on retrouve, notamment dans les légumineuses. Végétariens et végétaliens, passez votre chemin, ou acceptez de prendre des repas déséquilibrés.
Pourquoi ce texte est-il si choquant ?
Outre son aspect discriminant, ce texte est clairement anti-écologique. Les chiffres montrent que manger moins ou pas de viande, c’est meilleur pour la planète ! La FAO ne reconnaît-elle pas que “l’élevage est un des premiers responsables des problèmes d’environnement mondiaux”?
La liste des “inconvénients” de l’élevage laisse pourtant à réfléchir :
- Il produit davantage de gaz à effet de serre (en équivalent CO2) que le secteur des transports.
- Déforestation massive (en particulier au Brésil).
- Consommation excessive d’eau.
- Obésité, maladies cardio-vasculaires… les épidémies modernes, dites « maladies du mode de vie » sont évidemment liées à l’alimentation, souvent trop carnée.


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Mercredi, 07 Décembre 2011
Les Nouveaux Riches
Le 5 décembre 2011 | Par Agnès
Ses articles
Totalement immergée dans un mode de vie écologique, je traque sans relâche dans le quotidien les initiatives et les leviers permettant de changer les comportements et bouger les lignes.
Décembre est le mois des cadeaux par excellence. Alors nous nous sommes dit que ce serait bien d’offrir un petit présent à nos lecteurs et lectrices. Des places de cinéma et des affiches, ça vous dit ?

© Thelma Films
Vous vous souvenez des images féériques de Microcosmos ? Claude Nuridsany et Marie Pérennou, les réalisateurs, présentent leur dernier conte poético-animalier pour cette fin d’année avec leur nouveau film, la Clé des Champs.
A voir en salles dès le 21 décembre.
Une mare abandonnée. Deux enfants solitaires tombent sous le charme de ce lieu sauvage qui les rapproche peu à peu l’un de l’autre et les aide à apprivoiser la vie.
À travers leur regard, leur imaginaire, la mare devient un royaume secret à la fois merveilleux et inquiétant, peuplé de créatures de rêve ou de cauchemar.
Une expérience initiatique, brève et intense, dont ils sortiront transformés.
La bande annonce vous a donné envie, n’est-ce pas ? Pour tenter de décrocher une des 20 places (10*2) et des 10 affiches mises en jeu, à vous de répondre à cette question :
:: Qui a composé la musique du film ?
Comme d’habitude, nous ferons un tirage au sort parmi les bonnes réponses. Vous avez jusqu’au 19 décembre minuit pour participer.
Bonne chance à tous !
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Mardi, 06 Décembre 2011
Les Nouveaux Riches
A l'impossible, les services en ligne pourraient être tenus. Le gouvernement de l'Inde souhaite que les fournisseurs de services d'hébergement de contenus sur Internet pré-visualisent tous les commentaires, vidéos, articles, etc. postés par les internautes, et bannissent d'autorité tout contenus susceptible de violer la règlementation indienne.
Ce serait la censure la plus vaste jamais organisée dans le monde. Même la Chine n'a pas été aussi loin. Le New York Times rapporte que les dirigeants des filiales indiennes de Google, Microsoft, Facebook et Yahoo étaient convoqués lundi dans le bureau de Kapil Sibal, le ministre des télécommunications de l'Inde. Il souhaite leur faire admettre une politique de pré-modération de l'ensemble des contenus publiés par les internautes sur leurs services.
Le gouvernement indien souhairait bannir du web tout contenu "désobligeant, insultant ou diffamatoire". Depuis le mois d'avril, un règlement imposé aux intermédiaires techniques permet déjà d'obtenir le retrait a posteriori de tout contenu jugé "désobligeant", "harcelant", "blasphématoire" ou "haineux", et plus globalement tout contenu qui "menace l'unité, l'intégrité, la défense, la sécurité ou la souveraineté de l'Inde, ses relations avec les états étrangers ou l'ordre public". Le ministre Sibal veut désormais aller plus loin, en demandant aux intermédiaires qu'ils fassent eux-mêmes la police et empêchent ce type de contenu d'apparaître sur Internet.
Le quotidien américain raconte que les entreprises convoquées ont déjà eu plusieurs rendez-vous depuis deux mois avec Kapil Sibal. Fin novembre, le ministre indien a été jusqu'à demander aux services en ligne qu'ils surveillent les contenus publiés, non pas avec des algorithmes de détection de mots clés, mais avec des moyens humains. Impensable lorsque l'on sait que Google compte 100 millions d'utilisateurs en Inde, et Facebook 25 millions.
L'Inde, dont seulement 5 % de la population est connectée à Internet, a beaucoup de mal à accepter la liberté de communication de ses citoyens. L'an dernier, elle a fait pression sur BlackBerry pour obtenir l'accès aux données privées de ses utilisateurs, en menaçait le constructeur RIM de bannir ses téléphones du marché s'il n'acceptait pas de collaborer. L'Inde fait également des pays qui souhaite décider de ce qui sera ou non accessible sur Internet, et a déjà prévenu de son intention de bannir le domaine .xxx de l'internet indien, tandis que de nombreux sites de téléchargement et de streaming ont été bloqués sans jugement sur leur illégalité.
>>>>>>>> Aller sur Numerama (source de l'article)
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