Les Actus d'Inf'OGM !

Mardi, 11 Octobre 2011 09:51 Les Nouveaux Riches
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Pour aller plus loin

Fiches technique(s) ou dossier(s)

  • Encadrement des PGM en Europe : quelle évolution prévue ? (novembre 2008)
  • L’Union européenne applique-t-elle l’équivalence en substance ? (mai 2008)
  • OGM : les experts se renvoient la balle (mai 2006)
  • Veille citoyenne sur le cadre réglementaire des OGM (janvier 2001)

    Interview(s)

  • Après 10 ans, l’analyse des risques des OGM est toujours à réfléchir
  • L’AESA et l’évaluation des PGM dans l’Union européenne : points de vue divergents
  • UE - Evolution de l’encadrement des OGM
  • La réforme de la réglementation européenne reste lacunaire
  • L’évaluation scientifique des OGM en débat

    Les articles des bulletins Inf'OGM(s)

    EUROPE - AESA : vers une évaluation plus souple des PGM ? (pertinence: 100%)(octobre 2010)
    OGM - UE : La France et l’Espagne ne veulent pas du calendrier de la Commission (pertinence: 75%)(juin 2010)
    L’avis de la Haute autorité provisoire sur le Mon810 soulève des questions et réveille les lobbies (pertinence: 75%)(janvier 2008)
    OGM en Europe : les autorisations accordées sont-elles valables scientifiquement ? (pertinence: 75%)(mars 2010)
    Madère, première région légalement sans OGM de l’UE (pertinence: 75%)(mai 2010)
    La valse des dossiers d’autorisation en 2007 (pertinence: 75%)(janvier 2008)
    UE - La France propose un durcissement de la réglementation sur les OGM (pertinence: 75%)(mars 2008)
    FRANCE - Aucune surveillance des cultures (pertinence: 75%)(mars 2007)
    Un moratoire sur les OGM, oui... mais comment ? (pertinence: 75%)(octobre 2007)
    Interdictions nationales des cultures d’OGM : le Parlement européen va-t-il bloquer la Commission ? (pertinence: 75%)(février 2011)






  • OGM et environnement : le flou des procédures de l’AESA
    par Eric MEUNIER , octobre 2011

    Au-delà de l’évaluation des risques liés à une plante génétiquement modifiée (PGM) avant autorisation, la législation européenne oblige les titulaires d’une autorisation à mettre en place des plans de surveillance post-commercialisation, afin de détecter tout impact, prévu ou non, sur l’environnement ou la santé lié à la PGM autorisée. Suite à une première publication en avril 2011 suivie d’une consultation publique entre avril et mai [1], l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (AESA) a donc publié le 2 août 2011 un avis quant à la façon dont doit être conduite cette surveillance environnementale des territoires [2]. Cet article nous révèle aussi que les plans de surveillance sanitaire sont obligatoires si l’entreprise a déposé sa demande selon la directive 2001 /18 ou optionnels si elle a préféré utiliser la procédure régie par le règlement 1829/2003 ! [3].


    Les plans de surveillance environnementaux sont de deux types : surveillance spécifique des impacts négatifs possibles identifiés lors de l’évaluation avant autorisation ; ou surveillance générale des impacts négatifs non prévus lors de l’évaluation.

     La surveillance environnementale confiée aux entreprises

    Pour les plans de surveillance générale, l’AESA relève la difficulté de les mettre en œuvre car ce type de surveillance ambitionne d’identifier des dommages subis par l’environnement local (notion non définie par l’AESA), du fait de la présence de PGM. Pour cela, il est nécessaire de pouvoir identifier des changements dans un environnement (par comparaison avec un environnement « similaire »), d’établir que ces changements sont des dommages à l’environnement, que ces dommages sont liés à la présence de la PGM en question et enfin de les quantifier. Autant de difficultés annoncées en amont (qui se compliqueront encore quand plusieurs PGM seront présentes en même temps !) et qui semblent d’ores et déjà relativiser la capacité à lier des impacts sur un environnement d’une ou de plusieurs PGM. Mais surtout, les composantes de l’environnement et les lieux mêmes à surveiller seront préétablis, à l’image d’une population d’insectes spécifique, de certaines plantes... Ce qui de fait revient à effectuer une surveillance de risques conditionnée aux seuls risques suspectés comme l’explique Yves Bertheau, membre du Comité Scientifique du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB), pour qui « le choix de surveiller l’environnement selon des indicateurs préétablis et à des endroits précis implique qu’on risque de passer à côté d’autres composantes de l’écosystème » [4]. Y. Bertheau souligne également que les impacts à long terme et à longues distances devraient passer inaperçus, en rappelant le cas de développement de miridées autour des cultures de coton Bt en Chine [5], l’AESA ne faisant référence qu’aux zones cultivées avec des PGM (l’environnement local !). La mise en place de bases de données nationales de surveillance du territoire, couvrant tous les domaines agricoles, interconnectables entre Etats membres, apparaît dès lors comme la seule possibilité d’effectuer cette surveillance. On notera enfin que les outils mis en œuvre pour cette surveillance ne sont pas légion au regard du rapport de l’AESA : l’appui sur des réseaux de surveillance existants, des questionnaires à remplir par les agriculteurs (ceux cultivant les PGM bien que l’AESA ne soit pas explicite à ce sujet), la littérature scientifique et des projets de recherche et développement en cours.
    De leur côté, les plans de surveillance spécifiques, visant à surveiller l’apparition de dommages possibles prévus lors de l’évaluation, peuvent ne pas être faits si les entreprises proposent une gestion des PGM permettant d’éliminer l’occurrence de ces dommages, par exemple en introduisant une stérilité mâle pour éviter la pollinisation (cf. schéma p. 10 du document de la note 2).
    Si l’AESA considère que les Etats membres doivent être associés et intervenir dans la mise en œuvre des plans de surveillance - allant jusqu’à suggérer que des instituts publics de recherche soient associés -, la construction et mise en œuvre de ces plans restent surtout le fait des entreprises. Les résultats de ces plans de surveillance seront ensuite adressés aux comités nationaux et à l’AESA qui évalueront les résultats et conclusions tirées par l’entreprise. En France, rappelons que le Comité de Surveillance Biologique du Territoire a été mis en place fin février 2010 [6]. Et qu’aucune structure de la société civile ne participe à ce comité...

     Impacts des PGM sur la santé : un suivi inexistant

    Enfin, les plans de surveillance sanitaire ne doivent pas être oubliés mais, interrogée par Inf’OGM, l’AESA indique n’avoir aucune réflexion en cours sur le sujet car elle n’a reçu aucun mandat de la Commission européenne. La Commission européenne justifie cette absence de demande par le fait que le règlement 1829/2003 – contrairement à la directive 2001/18 - ne rend pas obligatoires les plans de surveillance sanitaire post commercialisation [7], ignorant volontairement que l’AESA peut malgré tout demander à ce qu’ils soient mis en place (art 5.3.k et 17.3.k du règlement 1829/2003) et que la directive 2001/18 les rend obligatoires : deux cas qui justifieraient un mandat à l’AESA ou que cette dernière s’autosaisisse de cette question. Ainsi, si dans son avis du 16 avril 2010 sur le maïs Bt11, le HCB notait à raison qu’aucun plan de surveillance sanitaire n’avait été fourni et qu’ils sont obligatoires [8], c’est parce que ce dossier avait été déposé selon la directive 2001/18.
    On retiendra donc que selon le règlement 1829/2003, une surveillance sanitaire post commercialisation serait optionnelle pour la Commission européenne. Et ceci, bien que le règlement 1829/2003 porte sur la gestion des PGM destinées à l’alimentation et que l’AESA soit une autorité de Sécurité Alimentaire... Paradoxe que l’on retrouve également en sens inverse dans le fait que des demandes d’autorisation commerciale de mise en culture puissent être faites selon le règlement « alimentaire » 1829/2003 [9] et non selon la directive 2001/18 de dissémination volontaire d’OGM dans l’environnement, pourtant spécifique à la culture !


    THEME(S)
  • Environnement

  • (Accueil thématique)
  • Coexistence ou contaminations ?

  • (Environnement)
  • OGM : Des plantes pesticides ?

  • (Environnement)
  • Autorisation et procédures d’autorisations

  • (Réglementation européenne)
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    GEOGRAPHIE
    Union Européenne

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    Samedi, 01 Octobre 2011 02:21 Les Nouveaux Riches
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    PETITION : Le gouvernement français doit réclamer à la Commission européenne une réévaluation des OGM !
    Réévaluation des OGM : remise de la pétition d’Inf’OGM au ministère de l’Environnement


    Démocratie participative et Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement : Inf’OGM soutient le recours devant le Conseil d’État
    par Inf’OGM, septembre 2011

    Le 13 juillet dernier, cinq textes étaient publiés au Journal Officiel pour définir les nouvelles conditions d’obtention de l’agrément à destination des associations de protection de l’environnement (APNE). Ces textes ajoutent également de nouveaux critères de représentativité pour participer à certains organes consultatifs.


    À l’origine de nombreux débats au sein du monde associatif, certains de ces textes font aujourd’hui l’objet d’un recours devant le Conseil d’État, déposé le 14 septembre. Sept associations [1] demandent en effet l’annulation d’un décret et d’un arrêté [2] qu’ils jugent contraire à l’objectif de démocratie participative que poursuivaient pourtant ces textes. Ces associations condamnent le fait que ces textes écartent du débat public, des associations spécialistes, mais peu connues du grand public, qui n’auraient plus le droit de siéger au sein d’instances consultatives. Elles craignent ainsi de ne plus pouvoir jouer leur rôle de lanceur d’alerte.

    Inf’OGM a exprimé son soutien à cette démarche dans le communiqué de presse commun aux associations [3]. Inf’OGM soutient, mais n’est pas partie prenante du recours.

    En effet, Inf’OGM n’est pas une association de protection de l’environnement, mais une veille citoyenne d’information. Elle ne dispose pas de l’agrément et n’a pas vocation à siéger au sein des comités consultatifs sur les sièges réservés aux APNE. Mais justement, en tant que veille citoyenne d’information, notre association s’intéresse de près aux questions de démocratie participative et de l’accès aux débats concernant les grands choix de sociétés... Pour Inf’OGM, deux critiques principales dominent [4] : dans la mesure où une APNE représente un intérêt général et non celui d’un certain nombre d’adhérents, la pertinence de l’association n’est pas liée à son nombre d’adhérents ; la course aux adhérents que ces textes vont provoquer risque d’une part de morceler le monde associatif, et d’autre part de détourner l’énergie des associations vers les adhésions au détriment de leur travail d’expertise citoyenne. Et le risque est réel que des associations spécialisées puissent désormais être écartées du débat public.

    [1] Les sept associations qui portent le recours sont : Écologie sans Frontière, Générations Futures, Réseau Environnement Santé, Respire, Fondations Sciences Citoyennes, Robin des Toits, Coordination Nationale Médicales Santé-Environnement.

    [2] Décret n°2011-832 du 12 juillet 2011 relatif à la réforme de l’agrément au titre de la protection de l’environnement et à la désignation des associations agréées, organismes et fondations reconnues d’utilités publique au sein de certaines instances. Arrêté du 12 juillet 2011 fixant les modalités d’application au niveau national de la condition prévue au 1° de l’article R. 141-21 du code de l’environnement concernant les associations et fondations souhaitant participer au débat sur l’environnement dans le cadre de certaines instances.

    [3] cf. Communiqué de presse à gauche de cet article

    [4] Jacquemart, F., & Verrière, P., France – Protection de l’environnement : qui restera agréé ?, Inf’OGM n°112



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    Démocratie participative et Associations de Protection de la Nature et de l'Environnement : Inf'OGM soutient le recours devant le Conseil d'État
     
    Samedi, 01 Octobre 2011 02:21 Les Nouveaux Riches
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    Pour aller plus loin

    Les articles des bulletins Inf'OGM(s)

    VIGNES OGM de Colmar : prison avec sursis requise contre Pierre Azelvandre (pertinence: 100%)(novembre 2010)
    VIGNE OGM : FRANCE - Le procès de Pierre Azelvandre repoussé à novembre 2010 (pertinence: 100%)(juin 2010)
    Destruction des vignes OGM à Colmar : prison et amende requises, délibéré le 27 octobre (pertinence: 100%)(octobre 2009)
    Vignes OGM détruites : Pierre Azelvandre condamné à une amende de 2000 euros (pertinence: 100%)(novembre 2009)
    FRANCE - Procès des 9 de Guyancourt à Versailles (pertinence: 75%)(janvier 2007)
    Le procès de Faucheurs de Menville continue (pertinence: 75%)(janvier 2007)
    FRANCE - Relaxe pour les détectives OGM (pertinence: 75%)(septembre 2008)
    FRANCE - ADN refusé, amende confirmée (pertinence: 75%)(janvier 2007)
    FRANCE - Cassation refusée (pertinence: 75%)(février 2007)
    FRANCE - Procès des glaneurs (pertinence: 75%)(mars 2007)

    Pour approfondir cet article, Inf'OGM vous recommande la brochure suivante

    GMOs : civil society argues its refusal

    Several French associations, syndicates and NGOs - French Collective for a Citizens’ Conference on GMOs - have decided to draft a common “dossier of charges” against GMOs, so as to demand that the French government hold a public debate.




    >Journal

    Destruction de vignes OGM : un réquisitoire relativement léger
    par Christophe NOISETTE , septembre 2011

    Aujourd’hui, vendredi 30 septembre, s’est tenu le procès des 60 Faucheurs volontaires qui avaient détruit l’année dernière [1] des pieds de vigne transgéniques appartenant à l’Inra. Le procureur de la République a requis trois mois de prison avec sursis pour les non récidivistes et 100 jours amendes à 20 euros pour les six récidivistes.
    L’Inra, elle, demande 540 000 euros de dommages et intérêts pour les destructions occasionnées.
    Interrogée par Inf’OGM, la responsable de la Confédération paysanne d’Alsace nous a confié que les « Faucheurs étaient sortis plutôt satisfaits de l’audience » et que « les juges avaient bien écouté les arguments mis en avant par les Faucheurs, notamment la remise en cause de la politique de recherche mise en place par l’Inra ».
    Le délibéré a été mis au 14 octobre 2011.



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  • Faucheurs volontaires

  • (Perceptions des OGM)
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    GEOGRAPHIE
    France

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    vigne

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    Jeudi, 29 Septembre 2011 09:32
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    In Spain and Portugal, plantings of genetically modified Bt maize has increased slightly between 2010 and 2011. These two countries grow over 90% of transgenic crops in the European Union.

    In other countries, the trend is consistent with what was found in February 2011 — that of a significant reduction of land devoted to transgenic crops, either Monsanto’s Bt Mon810 corn, or BASF’s Amflora potato.

    In 2011, and assuming that the surfaces in Bt corn in Poland, Slovakia and Czech Republic have not changed since 2010, GMO cultivation reached a total of 114,229 hectares in the EU, an increase compared to 2010 (82,250 hectares or 91,099 according to the figures chosen for Spain), clearly related to the increase in Spain and Portugal, as other countries have had their surfaces decrease.

    In Romania, despite the support of GMOs on the part of government authorities, Bt corn cultivation declined further in 2011, from 823 hectares in 2010 to only 600 hectares (588), according official data published by the Romanian Ministry of Agriculture. This shows a significant decline since 2008, when more than 6000 hectares were planted with Bt corn.

    In “Romania – Trojan Horse for GMOs in Europe,” written in partnership with Inf’OMG, our Romanian colleague, we explained this lack of enthusiasm for transgenic corn. MON810 is genetically modified to produce an insecticide against the corn borer Ostrinia nubilalis, a parasite that does not have a significant presence in Romania. The GM corn is not really of interest to Romanian farmers. In addition, the NGO Green Agent says that in 2007, in County Lasi, MON810 endured a very serious drought.

    Swedish official figures also support the conclusion of a significant decline in Amflora GM potato cultivation. This is the second year that these potatoes are allowed to be cultured, and already the surfaces appear to be extremely small. All of the GM surfaces in Sweden reached only 25 hectares, spread over four areas (as against 103 hectares in 20 fields in 2010).

    Germany, again, the area cultivated with GM fell sharply, to be reduced to an area of 2 hectares … against 15 hectares in 2010 (a decrease of 87%, demonstrating in passing that the figures may be misleading: it has indeed been enough that one or two farmers changed their mind to cause this drop …). Trials of GM crops represent this year, slightly less than 7.4 hectares.

    According to the website of the German Ministry of Agriculture, the Czech Republic would not have grown potato Amflora in 2011.

    Asked by Inf’OGM, the Czech Ministry of Agriculture announced he had not yet published the official data for 2011. Still, the MON810 has been cultivated in this country. Similarly, in Slovakia and Poland, we have not been able to obtain official data.


    read full article GMO cultivation drops in EU, except in Spain and Portugal
     
    Mardi, 27 Septembre 2011 10:42
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    En Espagne et au Portugal, les cultures de maïs Bt génétiquement modifiées ont un peu augmenté entre 2010 et 2011 [1]. Ce sont les pays qui à eux deux cultivent plus de 90% des cultures transgéniques dans l’Union européenne. Dans les autres pays, la tendance est plutôt conforme à ce qu’on évoquait en février 2011 : une baisse importante des surfaces consacrées aux plantes transgéniques, que ce soit le maïs Bt Mon810 ou la pomme de terre Amflora. Petit tour d’horizon des différentes données officielles récoltées. En 2011, et en supposant que les surfaces en maïs Bt en Pologne, Slovaquie et République tchèque n’ont pas évolué depuis 2010, on atteint un total de 114 229 hectares dans l’UE, soit une augmentation par rapport à 2010 (82 250 hectares ou 91 099 selon les chiffres retenus pour l’Espagne), augmentation clairement liée à l’Espagne et au Portugal, étant donné que les autres pays ont vu leurs surfaces diminuer.

    En Roumanie, malgré le soutien aux OGM de la part des autorités gouvernementales dans les instances européennes, les cultures de maïs Bt ont encore diminué en 2011, passant de 823 hectares en 2010 à peine 600 hectares (588) [2], d’après les données officielles publiées par le ministère de l’Agriculture roumain. Les surfaces ne font que diminuer depuis 2008, où plus de 6000 hectares étaient cultivés avec du maïs Bt.
    Dans notre dossier « Roumanie - cheval de Troie des OGM en Europe », rédigé en partenariat avec Inf’OMG, notre collègue roumain, nous expliquions déjà ce manque d’engouement pour ce maïs transgénique : « Le Mon810 est génétiquement modifié pour produire un insecticide contre la pyrale (Ostrinia nubilalis), un parasite qui n’a pas une présence significative en Roumanie. Cet OGM n’a donc pas vraiment d’intérêt pour les agriculteurs roumains. Par ailleurs, l’ONG Green Agent précise qu’en 2007, dans le comté de Lasi, le maïs Mon810 a très mal supporté la sécheresse ».

    En Suède [3], les chiffres officiels permettent aussi de conclure à une baisse importante des cultures de pommes de terre OGM Amflora. C’est la deuxième année que ces pommes de terre sont autorisées à la culture, et déjà les surfaces apparaissent comme extrêmement réduites. La totalité des surfaces GM en Suède atteint seulement 25 hectares, répartis sur quatre champs (contre 103 hectares dans 20 champs en 2010).

    En Allemagne [4], là encore, les surfaces cultivées avec des OGM diminuent fortement, pour se réduire à un champ de 2 hectares... contre 15 hectares en 2010 (soit une baisse de 87%, ce qui prouve au passage que les chiffres sont parfois trompeurs : il a en effet suffi qu’un ou deux agriculteurs changent d’avis pour provoquer cette baisse…). Les essais de PGM représentent, cette année, un peu moins de 7,4 hectares.
    Selon le site du ministère allemand de l’Agriculture [5], la République tchèque n’aurait pas cultivé de pommes de terre Amflora en 2011. Interrogé par Inf’OGM, le ministère tchèque de l’Agriculture annonce n’avoir pas encore publié les données officielles pour 2011. Reste que du maïs Mon810 a dû être cultivé dans ce pays. De même, pour la Slovaquie et la Pologne, nous n’avons pas encore pu nous procurer les données officielles. 


    read full article En Allemagne, Roumanie et Suède, disparition quasi totale des OGM transgéniques cultivés
     

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